Résumé

Raoul Michel Le pharmacien devant la loi pénale… (1935)

M. Métadier nous affirme, de son côté, que le pharmacien exerce une profession libérale, car il subit de longues années d'études, passe de multiples examens et ainsi devient un intellectuel ; d'autre part, il vend de la science, comme l'avocat, le médecin et, pour cela, il touche non des bénéfices, mais des honoraires ; lorsqu'il vend un produit, il ne fait pas un simple acte de vente, il garantit la préparation scientifique du médicament, il prend la responsabilité civile et criminelle de l'innocuité de ses préparations et se trouve même tenu de vérifier le dosage des ordonnances médicales.
Source : Gallica

Raoul Michel Le pharmacien devant la loi pénale… (1935)

Si le Parlement est favorable à l'idée d'un Ordre des pharmaciens, il n'y a aucune raison de croire qu'il refuse le vote de la limitation, ou tout au moins de la répartition. Et nous pouvons espérer que bientôt les pharmaciens auront satisfaction, que leur profession sera réglementée comme elle doit l'être. En même temps, ils sentiront leur responsabilité pénale plus douce à supporter, sachant que pour des fautes plutôt professionnelles que purement pénales, ils seront jugés par leurs pairs et que les peines qu'ils pourront encourir seront plus en rapport aux fautes commises.
Source : Gallica

Raoul Michel Le pharmacien devant la loi pénale… (1935)

Le pharmacien, étant, au point de vue commercial, considéré comme un commerçant, devrait pouvoir, comme tout commerçant, refuser l'entrée de son officine à qui lui plairait. En effet, les commerçants sont libres de choisir leurs clients. Mais le pharmacien n'est pas seulement un commerçant, il jouit d'une espèce de monopole, il exerce une profession, pour reprendre le mot de M. Renard, il est « l'entrepreneur « d'un service public ».
Source : Gallica

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