Jules Claretie,
Ruines et fantômes
“ Germinal, c'est,—sous un ciel d'un bleu laiteux et doux où de légers flocons blancs flottent comme le duvet envolé d'un cou de cygne;—c'est la sève éveillée, qui court sous l'écorce des jeunes chênes; c'est le jaune bourgeon, à reflets verdâtres, qui apparaît et s'entr'ouvre au bout des branches. Aux jours de Germinal, une teinte verte s'étend, comme une poussière vivante, sur les haies; dans les bois, les primevères blanches, les pervenches violettes, soucieuses, apparaissent au-dessus des amas de feuilles flétries du dernier automne. ”
