Charles Darwin

Charles Darwin

De la variation des animaux et des plantes sous l'action de la domestication (The Variation of Animals and Plants under Domestication)

Résumé

Portrait de Charles Darwin Charles Darwin De la variation des animaux et des plantes sous l'action de la domestication (The Variation of Animals and Plants under Domestication)

Dans toutes les parties du monde, et dès une haute antiquité, l’homme a assujetti à la domestication et à la culture une foule d’animaux et de plantes. L’homme n’a aucunement le pouvoir d’altérer les conditions absolues de la vie ; il ne peut changer le climat d’aucun pays, ni ajouter aucun élément nouveau au sol ; mais il peut transporter un animal ou une plante d’un climat ou d’un sol à un autre, et lui donner une nourriture qui n’était pas la sienne dans son état naturel. C’est une erreur que de se figurer l’homme cherchant à influencer la nature, pour causer la variabilité.
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Portrait de Charles Darwin Charles Darwin De la variation des animaux et des plantes sous l'action de la domestication (The Variation of Animals and Plants under Domestication)

L’empêchement au libre croisement, et un appariage judicieux des individus, sont les pierres angulaires de l’art de l’éleveur. Personne de sensé ne songera à améliorer ou à modifier une race dans un sens donné, ou à maintenir une race existante conforme à son type, sans tenir ses animaux séparés, ou, ce qui revient au même, sans détruire, à mesure qu’ils se présentent, les individus inférieurs. Dans les contrées peu ou point civilisées, où les habitants ne peuvent pas séparer leurs bêtes, il n’existe que rarement ou jamais plus d’une race de la même espèce.
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Portrait de Charles Darwin Charles Darwin De la variation des animaux et des plantes sous l'action de la domestication (The Variation of Animals and Plants under Domestication)

Peu importent le climat où on les tient et le but pour lequel on les élève, soit comme nourriture, pour la chasse ou le trait, pour leur toison, ou comme agrément ; dans tous les cas, les animaux et plantes domestiques ont varié infiniment plus que toutes les formes, qu’à l’état naturel on considère comme des espèces distinctes. Nous ne savons point pourquoi quelques animaux et plantes ont varié à l’état de domestication plus que d’autres, ni pourquoi sous l’influence d’un changement dans leurs conditions d’existence, il en est qui sont devenus plus stériles que d’autres.
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