Paul de Musset,
Histoires de trois maniaques
(1876)
“ Lydie ! s'écria le major, vous êtes une enchanteresse. Je ne saurais vous résister ; mon cœur est à vous. — Bravo ! reprit Lydie ; vous viendrez en Pologne. La patrie est partout où l'on voyage ensemble. Et Lydie, couchée dans son fauteuil, tendit avec nonchalance sa blanche main en soupirant d'un air tendre. Fressermann, éperdu, mit un genou en terre pour baiser cette main mignonne. Il la saisit et y appuya ses lèvres ; mais la comtesse poussa un grand cri, bondit sur ses pieds et courut se réfugier de l'autre côté de la table. ”
