Paul Celières, Le chef-d'oeuvre de Papa Schmeltz (1881)
“ La mort est une triste voyageuse à loger. Elle porte malheur. Schmeltz resta donc seul près du lit, penché sur l'enfant qu'il entourait de ses bras et qu'il suppliait de vivre, comme s'il n'avait fallu pour cela qu'un effort de sa volonté. Vers le soir, un réveil inattendu survint tout à coup. Lydie tourna la tête vers Schmeltz, le regarda et lui tendit sa main, qu'il couvrit de baisers et de larmes, en murmurant : – Je le savais bien que c'était impossible !. Il y a un Dieu au ciel ! – Pourquoi pleurez-vous ? demanda-t-elle. Schmeltz comprit safaute. Effrayer un mourant, c'est l'achever. ”
