Résumé

Portrait de Henry Gréville Henry Gréville Un violon russe, par Henry Gréville… (1879)

Est-ce que le cœur n'est pas tout plein de bonnes choses, plein à en pleurer, quand on joue quelque beau morceau ?
— C'est vrai, elle a dit que la musique est comme une prière, dit Victor à demi-voix.
- Qui cela? Elle a bien dit!
- Mademoiselle Roussof, murmura le jeune homme, honteux d'avoir désigné avec si peu de cérémonie une personne aussi respectable.
— Elle est bonne, celle-là; elle m'aidera de toutes ses forces, reprit Démiane, sans faire attention à la confusion de son aîné. Elle comprend qu'on aime mieux la musique que tout au monde ! Et sa mère, et son père ! Ils m'aideront.
Source : Gallica

Portrait de Henry Gréville Henry Gréville Un violon russe, par Henry Gréville… (1879)

Un duvet noir ombrageait déjà sa lèvre supérieure, et malgré les yeux plus pensifs et l'air plus réfléchi de Victor, c'est Démiane qui paraissait l'aîné.
— On a toujours une raison pour guider ses actes et ses pensées, reprit le moine, sans sévérité ; quelle est la raison qui vous empêche d'aimer l'état ecclésiastique?
- On ne veut pas que je joue du violon, répondit Démiane, honteux de donner une si mauvaise raison et incapable d'en trouver une autre.
— Ah ! c'est le violon que vous aimez de la sorte? fit le Père Arsène, de plus en plus intéressé par cet étrange garçon.
Source : Gallica

Portrait de Henry Gréville Henry Gréville Un violon russe, par Henry Gréville… (1879)

Allons nous coucher, dit André, en soufflant sa bougie; il fait grand jour.
Une heure après, Victor, se réveillant en sursaut, aperçut les yeux ouverts de son frère qui, couché, mais très-éveillé, regardait attentivement la boîte à violon, placée en face de lui.
- Tu ne dors pas? lui dit-il; tu étais si fatigué ?
- Je ne suis plus fatigué, frère, dit Démiane d'une voix douce, comme dans un rêve; la vie est bonne, je suis heureux.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature