Camille Selden,
Daniel Vlady : histoire d'un musicien
(1862)
“ Il a besoin quand il travaille d'entendre le son de sa voix, le frôlement de sa robe sur l'escalier. S'il s'arrête un instant, il l'écoute babiller avec le petit, et cela le repose. La maison, sans elle, lui paraîtrait déserte, il ne saurait qu'y faire lui-même. Le soir, parfois elle vient le trouver. Ils causent, ou Daniel lui joue ce qu'il vient de composer. Aennchen, attentive, écoute avec une sorte d'avidité. Ses yeux brillent, sa joue pâle s'anime. Sa vie en ces moments est comme anéantie. La pensée de Daniel devient comme un foyer où la sienne s'absorbe. ”
