François Desplantes

Résumé

François Desplantes Les musiciens célèbres (1889)

Une mélodie de Cimarosa est de la même famille, du même sang qu'une strophe du Tasse. Le Français aime que le chant soit transparent, qu'il laisse voir la pensée, qu'il en dessine le contour. La phrase allemande, puissante et fortement tissue, a le ton lumineux d'un nuage. Mais aujourd'hui l'avenir de la musique n'est plus douteux; l'éducation musicale se complète dans tous les pays et dans toutes les classes de la société. La France seconde ce mouvement et lui donne une impulsion salutaire. L'harmonie n'est plus une science mystérieuse, réservée aux habiles : elle se dévoile à tous.
Source : Gallica

François Desplantes Les musiciens célèbres (1889)

Pourtant il avait écrit la musique la plus sublime que jamais l'homme eût rêvée. Il parla aux hommes une langue divine, et on dédaigna de l'écouter. Il leur enseigna la sublime harmonie de la nature, les soupirs de la brise, le doux murmure des vagues, le chant mélodieux des oiseaux dans les bois. Son talent fut tellement méconnu qu'il endura souvent la plus douloureuse agonie du poète et de l'artiste : il douta de son propre génie. Beethoven n'eut jamais qu'un ami, et cet ami fut Hummel (1) . La pauvreté et l'injustice l'avaient irrité
Source : Gallica

François Desplantes Les musiciens célèbres (1889)

A voir l'enthousiasme que soulèvent certains drames lyriques sur des sujets mythologiques où les chanteurs ne chantent pas, où les sentiments humains sont bannis et remplacés par une harmonie tourmentée et une orchestration qui sans cesse veut être imitative, je me demande à quoi m'ont servi mes études et même si je suis encore musicien. Mes maîtres m'ont enseigné à aimer la mélodie, à la considérer comme le plus heureux effort du compositeur véritablement inspiré, quand elle s'allie à l'expression des paroles, qu'elle n'emprunte rien aux formules usées, en un mot, quand elle est individuelle.
Source : Gallica

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