Mozart

Définition et enjeux

Camille Bellaigue,  Revue des Deux Mondes

“ Mozart ne fait pas de son art le confident et le témoin de sa peine. Il le garde souriant et serein, au-dessus de l’épreuve, à l’abri des larmes. Et parce que jamais il ne se raconte, ne se plaint, ne se pleure, Mozart est peut-être le plus classique des musiciens.
Il en est peut-être aussi le plus universel. Entendez par-là que dans un opéra de Mozart, musique de chant et d’orchestre, de chambre et de symphonie, de théâtre et de concert, toute musique enfin, toute la musique est rassemblée. Et la beauté de cette musique n’est pas seulement partout, elle est toujours.
”
Source : Wikisource

Portrait de Alfred Tonnellé Alfred Tonnellé,  Fragments sur l'art et la philosophie… (1860)

“ Les quintettes de Mozart me semblent le type de la belle musique de chambre ; une musique à la fois savante, étincelante, vivante. On y trouve le plus juste et le plus parfait mélange d'harmonie et de mélodie, d'invention et de composition, d'inspiration et d'art. Mozart est un de ces rares génies de la même famille que Raphaël, à qui il a été donné à la fois et dans une égale mesure d'émouvoir le cœur, de charmer l'imagination, de satisfaire le goût et l'esprit, et de répandre sur toutes choses une certaine fleur de beauté et de grâce idéale. ”
Source : Gallica

P. Scudo,  Revue des Deux Mondes

“ C’est que Mozart sait placer chaque chose à sa place. Génie harmonieux, moitié allemand et moitié italien, il ne confond pas la symphonie et son domaine infini avec la mélodie vocale, expression des sentimens individuels et bornés de l’homme. Il tempère la force, par la grace, les élans lyriques de l’imagination par les effusions de l’ame, et, comme Virgile, Raphaël et l’art antique, il émousse la crudité des passions et transfigure la réalité. Son style a la suavité de Pergolèse et la vigueur de Gluck. Mozart est le chantre de l’amour idéal, le Platon des musiciens. ”
Source : Wikisource

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