P. Scudo, Revue des Deux Mondes
“ C’était Beata en robe blanche, assise sur le balcon du palais de son père, c’était Venise, une nuit d’amour, de poésie et d’éternel regret, que le chevalier venait d’évoquer par ce chant naïf et pur. Il était ému, non comme un virtuose qui s’est assimilé et qui traduit le sentiment d’autrui, mais comme un poète qui exprime sa propre douleur par les moyens d’un art consommé. — De ma vie, s’écria Mme de Narbal, je n’ai rien entendu de semblable ! Je ne sais comment qualifier ce que j’éprouve ; ce n’est pas une voix, mais une âme qui chante ! ”
