Résumé

P. Scudo Revue des Deux Mondes

C’était Beata en robe blanche, assise sur le balcon du palais de son père, c’était Venise, une nuit d’amour, de poésie et d’éternel regret, que le chevalier venait d’évoquer par ce chant naïf et pur. Il était ému, non comme un virtuose qui s’est assimilé et qui traduit le sentiment d’autrui, mais comme un poète qui exprime sa propre douleur par les moyens d’un art consommé. — De ma vie, s’écria Mme de Narbal, je n’ai rien entendu de semblable ! Je ne sais comment qualifier ce que j’éprouve ; ce n’est pas une voix, mais une âme qui chante !
Source : Wikisource

P. Scudo Revue des Deux Mondes

Le désir de vous plaire, de vous être utile, le plaisir qu’on éprouve à voir une âme jeune et pure s’épanouir au souffle généreux qu’on lui communique, toutes ces causes intimes m’attachèrent à vous d’un lien puissant, et je finis par vous adorer comme un artiste adore l’œuvre privilégiée de son génie. Oui, Frédérique, vous avez été pour moi une cause de renaissance morale : je me suis rajeuni auprès de vous ; vous avez réveillé dans mon cœur et dans mon imagination les émotions et la poésie de ma jeunesse, et en vous aimant je suis resté fidèle à l’idéal de ma vie.
Source : Wikisource

P. Scudo Revue des Deux Mondes

Mozart.
Qu’on se figure, par un beau jour de printemps, une allée fraîche et ombreuse où s’infiltre, à travers d’épais feuillages, une échappée de lumière, et au bout de laquelle on aperçoit un magnifique château dans le style de la renaissance. La moiteur de l’air, le murmure lointain des jets d’eau, le silence de la nature, le mystère, tout dans ce paysage charmant invite à la volupté. C’est là que don Juan, beau, jeune, entouré du prestige de la naissance et de l’éclat que donne l’élégance des manières unie à celle du langage, s’efforce de séduire le cœur d’une jeune fille simple et naïve.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature