“ FAUSTINA. Bien mieux, je me donnerai en payant, car je te dirai le secret d’Antonio ! Viens-tu ? (Elle se lève.) ASTOLPHE, se levant. Si je le croyais ! je serais capable de te présenter un bouquet et de chanter une romance sous tes fenêtres. FAUSTINA. Je ne te demande pas d’être galant. Fais seulement comme si tu m’aimais. Être aimée, c’est un rêve que j’ai fait quelquefois, hélas ! ASTOLPHE. Malheureuse créature, j’aurais pu t’aimer, moi ! car j’étais un enfant, et je ne savais pas ce que c’est qu’une femme comme toi... Tu mens quand tu exprimes un pareil regret. ”
Faustina
Définition et enjeux
Citations sur “Faustina”
“ FAUSTINA. N’arrive-t-elle pas de Calabre ? ASTOLPHE. Ô furies !... qui te l’a dit ? FAUSTINA. Antonio. Quand il est ivre, il aime à se vanter à moi de ses bonnes fortunes. ASTOLPHE. Mais son nom ! A-t-il osé prononcer son nom ? FAUSTINA. Je ne sais pas son nom, tu vois que je suis sincère ; mais si tu veux, je feindrai d’admirer ses succès, et je lui offrirai généreusement mon boudoir pour son premier rendez-vous. Je sais qu’il est forcé de prendre beaucoup de précautions, car la dame est haut placée dans le monde. Il sera donc charmé de pouvoir l’amener dans un lieu sûr et agréable. ”
“ Vous avez tous entendu la Faustina Pordoni, aujourd’hui madame Hasse. En de certains rôles appropriés à ses qualités brillantes, elle n’avait point de rivale. Mais que la Cuzzoni vînt, avec son sentiment pur et profond, faire parler la douleur, la prière, ou la tendresse, les larmes qu’elle vous arrachait effaçaient en un instant de vos cœurs le souvenir de toutes les merveilles que la Faustina avait prodiguées à vos sens. C’est qu’il y a le talent de la matière, et le génie de l’âme. Il y a ce qui amuse, et ce qui émeut ; ce qui étonne et ce qui ravit. ”
Hector Berlioz,
A travers chants: études musicales…
“ Faustina a pu vivre en diva très humaine, en cantatrice modeste, en vertueuse épouse, bonne musicienne, fidèle à son mari, fidèle à ses rôles, disant son chapelet et tricotant des bas quand elle n'avait rien à faire. ”
“ FAUSTINA, à part. Du dépit ? La jalousie le rendra moins fier. Payons d’assurance. (Haut.) Je soupe chez Ludovic. ASTOLPHE. J’en suis bien aise, c’est là aussi que je vais tout à l’heure. FAUSTINA. Je ne m’étonne plus de ce riche déguisement. Ce sera une fête magnifique. Les plus belles filles de la ville y sont conviées ; chaque cavalier amène sa maîtresse. Et tu vois que mon costume n’est pas de mauvais goût. ASTOLPHE. Un peu mesquin ! C’est du goût d’Antonio ? Ah ! je ne reconnais pas là sa libéralité accoutumée. Il paraît, ma pauvre Faustina, qu’il commence à se dégoûter de toi ? ”
George Sand,
Revue des Deux Mondes
“ ASTOLPHE. En vérité ! il paraît que les femmes pratiquent un grand désintéressement cette année : dames et prostituées préfèrent leur amant à leur fortune, et, si cela continue, on pourra les mettre toutes sur la même ligne. FAUSTINA, remarquant Gabriel en domino, qui reparaît. Voilà un monsieur bien curieux ! ASTOLPHE. C’est peut-être celui qui a apporté cette pancarte ?... (Il embrasse Faustina.) Il pourra voir que je ne suis point, ce soir, aux affaires sérieuses. Viens, ma chère Fausta. Auprès de toi, je suis le plus heureux des hommes. ”
Ida von Hahn-Hahn,
La Comtesse Faustine, par Ida Hahn-Hahn…
(1864)
“ Faustine ! s'écria Walldorff, dont toute la physionomie changea en un moment... C'est Faustine qui vous a chargé de me voir... Juste ciel! elle pense encore à moi!... à moi, qui ne cesse pas un seul instant d'être possédé de son souvenir!... et cela doit-être : la nature des choses le veut ainsi. Penser fortement à quelqu'un, c'est le contraindre de penser à vous, il existe un fluide magnétique entre les âmes... Oh ! je ne veux point que Faustina puisse m'oublier. Ma pensée forcer a sa pensée... A votre santé, Feldern, et, cette fois, faites-moi raison. ”
P. Scudo, Revue des Deux Mondes
“ Faustina fut bientôt appelée à Florence, où elle excita des transports d’enthousiasme dont il nous reste un témoignage irrécusable : c’est une médaille qu’on fit frapper en son honneur. Naples voulut aussi admirer une si charmante divinité. La Faustina débuta dans cette grande ville en 1722 dans un opéra de Léo, Bajaset, et son succès y fut aussi complet qu’à Venise et à Florence. Sa réputation déjà grande ayant franchi les limites de l’Italie, Faustina fut engagée au théâtre de Vienne pour la somme de 15,000 florins par an. ”
Henry de Kock, Histoire des courtisanes célèbres… (1875)
“ Mais on nous a assuré que la signora Faustina, la maîtresse du prince, ayant prêché d'exemple, cinq ou six dames essuyèrent une larme! - Une comédie, entre nous, que jouait à cette heure la comédienne Faustina. Intérieurement, elle n'était rien moins que ravie du retour à Rome de la cochetta di Gabrielli. Sans doute elle régnait depuis assez longtemps, par droit d'amour. et d'habitude, sur le prince, pour ne pas redouter que cette petite le lui enlevât. N'importe!. Les hommes sont si capricieux!. ”
“ Des filles honnêtes ! ah ! oui, j’en connais ; mais, rien qu’à les voir passer pour aller à l’église, je bâille. Que veux-tu que je fasse d’une petite sotte qui ne sait que broder et faire le signe de la croix ? Il en est de coquettes et d’éveillées qui, tout en prenant de l’eau bénite, vous lancent un coup d’œil dévorant. Celles-là sont pires que nos courtisanes ; car elles sont de nature vaniteuse, par conséquent vénale ; dépravée, par conséquent hypocrite ; et mieux vaut la Faustina, qui vous dit effrontément : ”
Élémir Bourges,
Les oiseaux s'envolent et les fleurs tombent
(1893)
“ Fais cela , fais cela , Faustina !... Quoi ! fous ne fous técitez pas ... Sois tamnée , fille te choie ! Che fais t' arracher t' ici par les chefeux , che t' exposerai nue tefant tous , che te fentrai la bouche chusqu'aux oreilles , che te lifre au harem tu Pacha !... Ah ! goy , miséraple éhontée !... Allons , fiens , ne me tente pas , fiens !... Pon ! foilà les larmes à présent ! La jeune femme , en sanglotant , balbutia : – Je voudrais que ma vie pût satisfaire ... – Fertu te Tieu , ch 'en tefientrai fou ! cria M. Chus , en frappant du pied , et portant ses deux poings à ses tempes . ”
Léon Laurent-Pichat,
Commentaires de la vie : un conte de fée…
(1868)
“ Ce n'est pas la fantaisie d'un seul qui a peuplé cette demeure. Plus d'un bonheur est passé par là. Faustine est seule; c'est une femme de vingt à vingtdeux ans. C'est une fière beauté, née pour être reine ou courtisane. Dieu ne l'avait pas dotée ainsi pour mener une vie heureuse et banale. Un homme qui l'eût épousée eût ressemblé à quelqu'un qui voudrait prendre le soleil pour lampe ; il n'empêcherait jamais ses voisins d'y voir à ses dépens. Elle était brune et blonde à la fois; ses yeux noirs étaient doux; ses cheveux bruns ombrageaient son teint blanc ”
Ida von Hahn-Hahn,
La Comtesse Faustine, par Ida Hahn-Hahn…
(1864)
“ Oui, continua-t-elle après une pause et d'une voix sourde ; oui, ce fut la consommation de ma ruine. De cette Faustine que j'étais, il n'est rien resté. A partir de ce jour funeste, il n'y eut plus de Faustine ; elle était dégradée!... Juste ciel! j'ai souffert cet opprobre et j'ai pu vivre! Ici Faustine se leva et parcourut la chambre à pas précipités ; son visage était d'une pâleur livide ; ses yeux avaient quelque chose de hagard. ”
Alfred de Musset,
Œuvres posthumes
“ Ne voyant personne, j’appelai Faustine ; l’écho de la voûte seul me répondit, et la lueur de la torche que j’avais à la main me montra jusqu’au fond l’appartement désert. Alors j’allumai ces flambeaux et je m’assis dans ce fauteuil... Où était Faustine ? Faustine. Dieu le sait. Michel. Chère petite sœur, j’ai attendu longtemps cette nuit. Es-tu bien sûre de ma patience ? Faustine. J’ose y compter. Michel. La patience et la haine sont lentes toutes deux ; mais la colère et la vengeance sont promptes. Je me nomme Michel Lorédan. Faustine. Et moi, Faustine. De qui veux-tu te venger ? ”
Ida von Hahn-Hahn,
La Comtesse Faustine, par Ida Hahn-Hahn…
(1864)
“ Il eut été impossible de regarder Faustine sans éprouver de la pitié. Elle souffrait horriblement; mais Mario fut inflexible. — L'heure va bientôt expirer, dit-il. Faustine, pour moi, pour vous-même, écrivez ! Rien n'est tel qu'une détermination irrévocable. Une fois que vous vous serez ôté tout moyen de revenir sur vos pas, vous souffrirez moins. — Oui, répondit Faustine d'une voix interrompue... oui... je vous crois... vous avez raison... Mais, que lui dire? mon Dieu! Comment lui annoncer?... ”
de Voragine Jacobus, La légende dorée (1902)
“ « Sache donc que voici ton fils Clément et tes deux jumeaux Faust et Faustin ! » Ce qu’entendant, le vieillard tomba évanoui. A peine avait-il repris les sens que sa femme s’approcha, criant : « Où est mon cher mari et maître ? » Et le vieillard s’élança au-devant d’elle, et l’embrassa en pleurant. Et Pierre lui raconta en détail l’histoire de sa femme et de ses enfants.Pendant que Faustinien vivait ainsi avec toute sa famille, on vint lui annoncer que deux de ses amis étaient les hôtes de Simon le Magicien. ”
Joachim du Bellay,
Les amours de Faustine
(1923)
“ Déjà, pour la quatrième fois, Cérès se préparait des couronnes de fleurs nouvelles, et je n’avais pas encore donné ma nuque insolente à l’impitoyable joug.L’Amour, qu’on ne voit pas, se mit à rire. « Or çà ! dit-il, voici une femme : aime-la. » En même temps, il me montre Faustine.Il me la montre. La corde de l’arc retentit, et l’Enfant me planta un trait rapide en plein cœur.Ce n’était pas assez. Voici qu’il livre aux chaînes la belle fille, et il la soumet de force aux verrous d’un couvent. ”
Ida von Hahn-Hahn,
La Comtesse Faustine, par Ida Hahn-Hahn…
(1864)
“ LA COMTESSE FAUSTINE. 261 — Puis-je vous quitter ainsi ! répondit Mario d'un ton rauque en s'emparant de ses deux mains qu'il retint dans les siennes... Oh! Faustine! ajouta-t-il, Faustine! je ne le puis, je n'en ai pas la force. Ces mots et l'accent avec lequel Mario les prononça, semblèrent ranimer celle qui l'écoutait. Mario, encouragé par cette émotion, laissa enfin échapper l'aveu direct de ses sentiments : — Faustine, ajouta-t-il, c'est à vous de décider si je dois rester ou partir... car je vous aime. — Mon Dieu! il m'aime! s'écria Faustine avec.un transport d'enthousiasme. ”
Eusèbe Girault de Saint-Fargeau, Revue des Romans
“ Faustine parvient-elle à s’emparer de son cœur, il se replonge avec une ardeur nouvelle dans les saturnales du paganisme ; mais si, dans l’enivrement des délices qui l’entourent, il aperçoit à travers le portique le voile blanc de la catéchumène qui se rend à l’agape du soir, il quitte aussitôt l’orgie bruyante, les convives parfumés, le falerne fumant, les danseuses demi-nues, pour suivre l’étoile mystérieuse qui a relui tout à coup dans les ténèbres de son intelligence. La parole simple et chaste de Néodémie commence l’initiation, et son amour l’achève. ”
Léon Laurent-Pichat,
Commentaires de la vie : un conte de fée…
(1868)
“ Faustine, vous devez souffrir. Écoutezmoi : — l'existence que vous menez n'est supportable qu'à certaines conditions : elle demande du bruit, des fêtes, de l'éclat. Il lui faut le monde, il lui faut le luxe, non pas pour avoir ce qui est beau, mais pour avoir ce qui est plus beau ; non pas pour briller, mais pour éclipser ; non par orgueil, mais par envie. Je neconnais pas de femme, eût-elle un roi pour mari, eûtelle un czar pour amant, qui puisse se vanter d'avoir quelque chose dont vous ne soyez pas dégoûtée depuis huit jours ”
Ida von Hahn-Hahn,
La Comtesse Faustine, par Ida Hahn-Hahn…
(1864)
“ Je vous, aime, Faustine, non pas seulement parce que vous êtes belle, non pas parce que vous réunissez les grâces de la beauté et les dons de l'esprit, mais aussi parce que c'est un bonheur et un besoin pour moi de vous aimer, et qu'il me semble obéir en cela à la volonté do Dieu lui-même et à ma destination spéciale. Mon amour m'est sacré. ”
Joachim du Bellay,
Les amours de Faustine
(1923)
“ LE GRAND POUVOIR D’AMOUR QUE POSSÈDE FAUSTINEDresser les uns contre les autres les cardinaux, voilà ce qu’a pu faire Faustine, tant sa beauté s’élève au-dessus de tout.S’étonnera-t-on que des jeunes gens soient enflammés des mêmes fureurs, et qu’ils se préparent à la lutte contre un mari barbare ?Car il garde sous les verrous, ô crime ! une jeune femme pareille, et il tient bon, et il dédaigne toujours nos menaces. ”
Louis Lurine,
Ici l'on aime ; Le coeur de Mignon…
(1854)
“ En revenant à elle, en rouvrant ses yeux à la lumière qui l'épouvantait, Faustine reconnut Léonard, le pauvre amoureux qui vivait encore, et madame de Kœller laissa échapper de ses lèvres tremblantes un mot qu'elle n'avait jamais prononcé, ni murmuré, ni pensé, un mot qui était sans doute le premier cri de son cœur, un mot charmant qui n'avait rien de spirituel. Léonard était aux genoux de Faustine; il lui disait, de sa voix la plus caressante : — Oui, pleurez, pleurez encore. car votre esprit a failli tuer mon cœur!. Mais, je vous ai déjà pardonné, Faustine : on pardonne, tant que l'on aime! ”
Ida von Hahn-Hahn,
La Comtesse Faustine, par Ida Hahn-Hahn…
(1864)
“ Alors, elle ne pensait, elle n'agissait qu'au gré de son humeur capricieuse. Dégagée de ce frein qui la contenait, elle s'abandonnait à toutes les fantaisies de son imagination, et afin demieux constater l'usage de sa liberté, elle en abusait. C'est là une épreuve dangereuse, même pour les natures les plus heureusement douées : que de femmes se flattent d'en triompher et y succombent ! Faustine était une de ces créatures d'élite que le ciel semble se plaire à former : elle était née avec les plus généreux instincts ”
Léon Laurent-Pichat,
Commentaires de la vie : un conte de fée…
(1868)
“ Faustine était redevenue douce et charmante. Ce désintéressement du coeur la faisait souffrir, on le voyait. Mais elle accomplissait son dévouement avec courage. Cette âme fourvoyée était sublime. Ils avaient oublié tout, et l'heure, et le lieu où ils étaient, et la vie, et le monde. — La voiture roulait toujours. — Mais je ne veux rien que toi, dit Paul avec ivresse. L'avenir n'a rien à me promettre qui te vaille, rien à me donner qui fasse que je t'oublie. On n'aime pas deux fois comme je t'aime ! Et je ne trouverais rien qui me fît oublier que je t'ai perdue. Tu as été mon rêve ardent ”
Ida von Hahn-Hahn,
La Comtesse Faustine, par Ida Hahn-Hahn…
(1864)
“ Pendant toute cette scène, le sang-froid de Mario ne s'était, pas démenti un seul instant ; mais quand la malheureuse femme eut consommé ce sacrifice, Mario tomba à ses pieds et, l'entourant de ses deux bras, il lui dit avec un accent profond : — Faustine, ce n'est pas moi, c'est Dieu qui vous absout ; c'est devant Dieu seul que vous pouviez être justifiée aux yeux des hommes. Il faut que vous soyez ma femme devant les hommes comme devant Dieu. Nous partons demain ensemble; nous allons trouver ma famille, et le même jour verra le mariage de ma soeur et le nôtre. ”
Ida von Hahn-Hahn,
La Comtesse Faustine, par Ida Hahn-Hahn…
(1864)
“ Mario ! s'écriait Faustine en se jetant dans mes bras... mon Mario! cet amour est mon triomphe, ma justification, ma gloire... Mais ne voyez-vous pas qu'après nous être élevés par lui jusqu'aux cieux, nous redescendons de ces hauteurs divines pour ramper misérablement sur la terre? A ces moments d'extase où l'âme se repose sur l'âme, où pour se comprendre il n'est pas nécessaire de se parler... ”
Albert Sorel,
La Littérature contemporaine en Allemagne…
“ Faustine n’a entendu de ces grandes plaintes qu’un écho lointain et dénaturé. Que veut-elle donc ? L’auteur va nous l’apprendre dans la préface de sa troisième édition. « Faustine a la couronne de la beauté, du génie, de la grâce, elle est reine par sa puissance sur les cœurs ; elle veut I’affranchissement éternel, inépuisable, elle le veut à tout prix, et abandonne hommes et attachemens qui ne le lui assurent pas... Elle consume de sa flamme d’autres d’abord, elle-même ensuite. L’essence de son être est une fine quintessence d’égoïsme. » ”
Ida von Hahn-Hahn,
La Comtesse Faustine, par Ida Hahn-Hahn…
(1864)
“ Cette conversation avait lieu, un soir d'automne, sur la pente du San-Miniato, à l'ombre des cyprès qui entourent le cloître de Saint-François. Debout et adossé contre le tronc d'un arbre, je contemplais Faustine assise à mes pieds sur une des marches du couvent, dans une attitude pleine de langueur. Elle avait ôté le chapeau de paille qui lui couvrait la tête ; sa riche chevelure, agitée par la brise du soir, voltigeait en désordre autour d'elle. On eût dit une jeune prophétesse ou une de ces martyres chrétiennes qu'animait l'inspiration divine. ”
