Albert Sorel,
La Littérature contemporaine en Allemagne…
“ Il y a un petit poème de Chamisso où sont traduits en stances simples les sentimens dans lesquels se résume la vie de la plupart des femmes ; c’est comme la légende du cœur féminin : la première fierté d’amour d’abord, l’admiration enthousiaste, le bonheur tendre et recueilli, la confiance absolue, le dévoûment sans réserve, puis les joies souveraines, la maternité qui double l’amour et le rajeunit, la douleur unique et irréparable, enfin la mort et les souvenirs qui laissent attendre le ciel. La poésie est un peu trop intime peut-être, trop innig, comme on dit en Allemagne ”
