Résumé

Th. Bentzon Un Romancier galicien - Sacher-Masoch…

Si la jeunesse, la beauté, l’énergie de Hanna se sont éteintes dans le remords et le désespoir, Andor n’a reconquis sa liberté qu’au prix de son bonheur ; il n’a plus ni foi ni espérance ; du moins a-t-il gardé l’honneur, l’amour de la vérité, une chaude sympathie pour l’humanité tout entière. C’est quelque chose au pays du mensonge et du faux patriotisme, où la simple probité est devenue en ces derniers temps une vertu rare.
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Th. Bentzon Un Romancier galicien - Sacher-Masoch…

Elle accusa Sacher-Masoch de mettre partout la nature à la place de Dieu et de nier la morale, puisque, de par Darwin, Schopenhauer et le fatalisme oriental dont il se faisait l’écho, l’homme, cruel ou pacifique, n’était pas d’une autre essence que le loup qui dévore ou l’agneau qui se laisse égorger. Elle l’accusa d’avoir représenté le mal avec une liberté scandaleuse, comme si Goethe n’avait pas reconnu au poète le droit de toucher d’une main pure à tout, ce qui est de l’homme et indiqué au roman son but, qui est de refléter comme un miroir tout ce qui se passe dans le monde.
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Th. Bentzon Un Romancier galicien - Sacher-Masoch…

La science allemande, l’art allemand, la guerre, le transportent à l’envi. La Germania de Tacite est son évangile ; il va jusqu’à mépriser le savon sous prétexte que les aïeux ne se lavaient guère. Wolfgang fait des phrases à tout propos d’une voix qui ressemble aux sons de l’orgue, tant elle est basse et profonde. Il raisonne bruyamment sur la politique, les plans de campagne, les associations chorales, les réformes, la chimie, le théâtre, l’amour et mille autres choses qui n’ont rien de commun avec la sculpture ; en revanche, son atelier ne renferme que des œuvres inachevées, des projets.
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