Résumé

Paul Staffer Un Humoriste allemande - Jean-Paul-Frédéric Richter

Mais, pour que l’amour universel ne verse pas dans la déclamation, il faut qu’il soit corrigé, relevé, et, si j’ose le dire, déniaisé par l’ironie, par un grain d’ironie piquante et légère, comparable au levain que le boulanger mêle dans la pâte : sans quoi nous ne pourrons pas nous dépêtrer de la sentimentalité ni de l’emphase, et nous en resterons au Rousseau, au Zimmermann, au Kotzebue. L’humoriste doit bien se garder de prendre le monde au tragique; si son art est un art, il doit rester un jeu, et son âme affranchie n’a point à gravir le chemin sanglant de la croix.
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Paul Staffer Un Humoriste allemande - Jean-Paul-Frédéric Richter

L’humour n’a souci que de lui-même. C’est un jeu qui a en lui sa raison d’être... L’humour est au suprême degré libre et désordonné; l’esprit français est, avant tout, un esprit artistique; il est sous la dépendance absolue de la grande loi de l’art, limité, et de la règle qui domine malgré nous toutes les productions de notre littérature, le goût... Dans l’humour, le sel n’est plus le condiment, il est le mets lui-même.
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Paul Staffer Un Humoriste allemande - Jean-Paul-Frédéric Richter

« Quand le mouchage ardemment désiré ne se produit pas, que le noir germe de l’épi lumineux grandit de plus en plus, qu’un véritable flambeau funèbre éclaire un écrivain à demi mort, que celui-ci ne peut chasser de son esprit la pensée de la main de sa femme, qui d’un coup de ciseau pourrait le délivrer de toutes ces entraves, alors, ma chère Lenette, il est bien difficile qu’il n’écrive pas comme un âne, qu’il ne devienne pas lourd comme un dromadaire.»
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