Ferdinand Brunetière,
Questions de critique
“ Et par là s’explique enfin, sous sa modération, quoique réelle, ce que l’on peut appeler le caractère militant et agressif du Pantagruel et du Gargantua. Rabelais respecte le dogme ; — et peut-être, au fond, continue-t-il d’y croire, à moins encore qu’il ne se soucie pas de savoir ce qu’il en pense ; — mais, en attendant, il ruine le support et il attaque la racine du dogme. Qu’est-ce en effet que cette adoration de la nature qui circule dans le roman tout entier, qui l’anime, qui donne à ses allégories, en même temps que leur sens, l’air, les couleurs et le mouvement de la vie ? ”
