Résumé

D. Bikélas Revue des Deux Mondes

Un sentiment pareil existait-il chez les Grecs de l’empire ? A-t-il trouvé un moyen d’expression ? A-t-il inspiré des poètes qui puissent représenter leur époque mieux que ne l’ont fait les versificateurs parodiant l’antiquité ? En un mot, y a-t-il une poésie digne de ce nom dans la période chrétienne de la littérature grecque ? À ces questions, M. Krumbacher répond affirmativement et nous pouvons répondre comme lui.
On a refusé aux Grecs du bas-empire toute espèce d’idéal. On ne retrouvait pas chez eux l’amour de la liberté ; même l’idée de la patrie semble entièrement éteinte.
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D. Bikélas Revue des Deux Mondes

En dehors de la valeur individuelle qui met certains auteurs à part et au-dessus de leurs contemporains, la diversité des idées, des tendances, des goûts, se reflète de siècle en siècle dans les produits de cette littérature. Car les siècles se suivent sans toujours se ressembler, et l’empire d’Orient est loin d’avoir été frappé de l’immobilité qu’on lui a souvent attribuée.
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D. Bikélas Revue des Deux Mondes

Les historiens de la période qui nous occupe s’attachent aux modèles antiques ; ils imitent leurs procédés et s’efforcent même de leur emprunter leur langue. Ils comprennent comme eux le caractère et la mission de l’histoire ; sans pouvoir les égaler, ils suivent fidèlement leurs traces ; beaucoup d’entre eux ont le vrai sentiment de la science historique et ne manquent point de critique. On ne peut pas leur en vouloir de ne pas avoir devancé leur époque ; il suffit de reconnaître qu’ils sont de beaucoup supérieurs à leurs contemporains de l’Occident.
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