Jules Buisson

Résumé

Jules Buisson Eloge de Clémence Isaure (1870)

Si le génie épistolaire des femmes leur a valu de fixer dans la Correspondance l'expression exquise de l'urbanité et de la sociabilité françaises, est-ce donc une raison d'oublier que leur participation poétique a préparé cette sociabilité même? A l'heure crépusculaire où nait le monde moderne, mêlées aux troubadours et mieux écoutées qu'eux, sortes d'enchanteresses dans la forêt féodale, les dames elles damoiselles ont civilisé en charmant.
Source : Gallica

Jules Buisson Eloge de Clémence Isaure (1870)

L'occasion est excellente, la ville s'ouvre et s'embellit; pourquoi l'Académie hésiterait-elle à payer une vieille dette nationale en demandant à la statuaire la consécration de ses traditions? Pourquoi ne prendrait-elle pas hardiment une initiative qui ne peut venir que d'elle pour préparer, au centre de l'un de ces gracieux jardins que l'art introduit aujourd'hui dans nos villes, l'érection du monument de Clémence Isaure, éloge de bronze et de marbre, glorification vivante toujours debout au milieu de nous.
Source : Gallica

Jules Buisson Eloge de Clémence Isaure (1870)

D'autres, après nous, jouiront des correspondances du xixe siècle et les jugeront. Quelqu'étonnanteque soit de nos jours la vitesse acquise en toute matière, et bien que notre impatience n'attende pas toujours l'heure licite de ces sortes de révélations, il faut laisser mourir les siècles, comme les gens, avant de pouvoir se dire vraiment maitre de leurs papiers intimes.
Dès aujourd'hui, cependant, il est permis de prétendre que, s'il échappe encore quelque correspondance charmante à notre temps affairé, elle tombe le plus souvent sous le voile de l'intimité, de quelque plume féminine.
Source : Gallica

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