Alfred Mayrargues, Rabelais : étude sur le seizième siècle (1868)
“ Nous ne comprenons que trop ce cri d'envie qui échappe à Panurge, et notre souvenir se reporte naturellement aux lettres que nous citions plus haut, à ces pages, où d'un ton presque famélique Rabelais implore « les aumônes » de Geoffroy d'Estissac. N'oublions pas dans quel piteux état Pantagruel a trouvé Panurge. Si l'amitié du géant a empêché le pauvre diable de mourir de faim, l'affection de Jean Du Bellay a peut-être sauvé Rabelais du même destin. Le paradis en cette vie, disait Panurge, et devait penser Rabelais, était « d'avoir à manger à son saoul. » ”
