Pierre Marot

Définition et enjeux

C Le Brun,  Pierre Corneille : auteurs dramatiques qui l'ont précédé… (1883)

“ Marot suivit 'ançois Ier en Italie, fut comme lui prisonnier à la itaille de Pavie. Ce poëte avait l'esprit joyeux, plein de illies gauloises : son style a un charme singulier Ii tient à la délicatesse des sentiments, et à la naïveté s l'expression. Marot composa épîtres, ballades, ron;aux, épigrammes, dont il donna lui-même une édion en 1538, il a été réimprimé en 1824. ”
Source : Gallica

Édouard de Cazenove,  De l'Esprit gaulois dans la poésie française… (1860)

“ Dans ses oeuvres, en effet, la majeure partie de celles qui lui ouvrirent les portes de la faveur, celles qui, par leur sujet, leur étendue semblent dénoter une intention et un travail particulièrement sérieux, sont, à peu d'exceptions près, dépourvues d'originalité de style et même de pensée. Marot n'est vraiment lui-même, le Marot de sa renommée, que lorsque, dans une épître ou un rondeau adressé à la reine de Navarre, sa Maîtresse, ou au roi de France, son ami, il demande, au courant de la plume et de la fantaisie, un rendez-vous, le pardon d'une fredaine ou quelques pistoles. ”
Source : Gallica

Clément Marot,  Poésies choisies. Notice et notes par Mlle A. Perier (1934)

“ Il n'a guère senti le charme de la nature. Sans doute, il a cru pouvoir être un poète sacré, il a souvent rêvé de grande poésie ; mais il se trompait sur sa vocation ; le souffle lui manque, l'inspiration aussi, la gravité du ton et de l'âme. Il serait évidemment injuste de dire qu'il a toujours, et sans exception aucune, échoué dans ce sens : le beau passage de la Mort à tous humains et quelques pages des Psaumes suffiraient à prouver le contraire ; mais, encore une fois, le vrai Marot n'est pas là. ”
Source : Gallica

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