Clément Marot, Oeuvres de Clément Marot (1867)
“ Les sentiments, les plaintes, les cris très-attendrissants de la joie amoureuse, les lamentations, sans grande recherche, du coeur affligé, les éclats sonores de cette candide fatuité qui en est encore aux espérances, tout cela remplace l'art, qui n'existe pas encore. Ce fut pourtant ainsi que se forma l'artiste, et que le poëte se mit à la place du savant. Le rhétoricien, le nouvelliste, le facteur de rimes disparut, ou plutôt Marot devint l'écrivain de ses pensées, le nouvelliste de son âme, si je puis dire, il devint le poëte de Clément, au lieu d'être le poëte de la cour. ”
