Clément Marot

Résumé

Clément Marot Oeuvres de Clément Marot (1867)

Les sentiments, les plaintes, les cris très-attendrissants de la joie amoureuse, les lamentations, sans grande recherche, du coeur affligé, les éclats sonores de cette candide fatuité qui en est encore aux espérances, tout cela remplace l'art, qui n'existe pas encore. Ce fut pourtant ainsi que se forma l'artiste, et que le poëte se mit à la place du savant. Le rhétoricien, le nouvelliste, le facteur de rimes disparut, ou plutôt Marot devint l'écrivain de ses pensées, le nouvelliste de son âme, si je puis dire, il devint le poëte de Clément, au lieu d'être le poëte de la cour.
Source : Gallica

Clément Marot Oeuvres de Clément Marot (1867)

L'amour, après avoir été affaire d'héroïsme, puis de courtoisie, devenoit affaire de poésie et d'art. Cette galanterie qui ne possédoit que les vêtements, les signes, les pompes, les coquetteries de l'amour, c'était tout ce que permettait la princesse, en reconnaissant peut-être qu'il y avoit dans l'âme du poëte une flamme véritable et en accordant à cette flamme, dans les moments de pitié, le doux sourire qui vouloit dire un doux nenny.
Source : Gallica

Clément Marot Oeuvres de Clément Marot (1867)

François Ier, dont Jehan Marot était un des serviteurs fidèles et à qui Clément, dans son épître en vers équivoques, avoit pu toucher le coeur en lui disant avec une sincérité naïve que le bonheur de rimer remplaçoit même la nourriture de son propre corps, François Ier le recommanda à sa soeur.
A elle, dès ce moment, Marot parle de la poésie avec une sorte de tendresse, mais de la poésie telle qu'il la comprenoit alors. Il sait bien qu'il n'est que l'imitateur des orateurs parfaits; il ne cherche que « les bons propos, les raisons singulières, les belles matières. »
Source : Gallica

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