Hélisenne de Crenne,
Les angoysses douloureuses qui procedent damours
(1539)
“ Amour n’est aultre chose, qu’une oblivion de raison, qui a personne prudente convient, par ce qui trouble le conseil, & rompt les haulx & generaulx esperitz : il enerve toute la puissance : il faict la personne lamentable, ireuse, prodigue, temeraire, superbe, noysive, immemorable de Dieu, du monde, & de soymesmes. Et finablement les entretient en misere, destresse, langueur, & martyre, & inhumaine affliction : & le plus souvent les conduist a cruelle mort par ung damnable desespoir. ”
