La Pléiade

Définition et enjeux

Portrait de Henri Chamard Henri Chamard,  Histoire de la Pléiade. 4 (1963)

“ Et le sçavoir hautain de nostre astrologie,
Par un art tressubtil de fables ont voilé,
Et des yeux ignorans du peuple reculé.
Dieu les tient agitez, et jamais ne les laisse,
D'un aiguillon ardant il les picque et les presse. Ils ont les pieds à terre, et l'esprit dans les Cieux. Le peuple les estime enragez, furieux.
Ils errent par les bois, par les monts, par les prées, Et jouyssent tous seuls des Nymphes et des Fées 2.
Telle est la noble conception, étrangère au Moyen Age, que la Pléiade apportait à la France.
”
Source : Gallica

Portrait de Henri Chamard Henri Chamard,  Histoire de la Pléiade. 4 (1963)

“ Avec un discret réalisme, le poète évoque à nos yeux un tableau d'intérieur, où le père, vieillard impotent et débile, se laisse dominer par une femme autoritaire et peu traitable.
On ne sera pas étonné de la place énorme tenue par les sentiments amoureux. L'amour est un thème éternel, que reprennent sans se lasser les générations successives, et que traitent surtout avec prédilection ceux-là qui sont dans l'ardeur du jeune âge. Les poètes de la Pléiade ont tous, à leurs débuts, écrit des vers d'amour, et quelques-uns d'entre eux ont prolongé très tard cette inspiration préférée.
”
Source : Gallica

Portrait de Henri Chamard Henri Chamard,  Histoire de la Pléiade. 4 (1963)

“ Le terroir natal, c'est déjà la patrie, la petite patrie. Mais il y a la grande, — la France, — et celle-là non plus n'a pas laissé indifférents les poètes de la Pléiade. On sait comment le pauvre du Bellay, que les splendeurs de Rome ne consolaient pas de l'avoir perdue, a, dans un sonnet déchirant, fait entendre un appel qui n'a pas cessé de nous émouvoir 6. ”
Source : Gallica

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