Clément Baïf

Définition et enjeux

Georges Pellissier,  La Vie et les oeuvres de Du Bartas… (1883)

“ Baïf et les poètes de son école faisaient de petits tableaux, délicats et fins; chez l'auteur des Semaines, ce sont de vastes peintures largement traitées, d'une ordonnance noble et grave. Dans ses œuvres, la description est toujours épique : il ne se trouve à l'aise que lorsqu'il peut se donner libre et pleine carrière. Au reste, qu'il peigne la ruine de l'Univers ou le duel de deux rossignols, on sent toujours en lui, toutes proportions gardées, le poète héroïque qui donne un air de grandeur à tout ce qu'il touche ”
Source : Gallica

Portrait de Henri Chamard Henri Chamard,  Histoire de la Pléiade. 4 (1963)

“ Baïf a cultivé toutes les formes d'art, il s'est essayé en tous genres : sonnet pétrarquiste, mignardise amoureuse, facétie gauloise, poésie lyrique, petite épopée, théâtre tragique et comique, épigramme à la grecque ou à la romaine, églogue, épître familière, poésie gnomique, apologue, satire morale et politique, poésie religieuse, on trouve de tout dans son œuvre, — du bon, du moins bon, et du pire. ”
Source : Gallica

Portrait de Étienne de La Boétie Étienne de La Boétie,  Œuvres complètes d’Estienne de La Boétie - Bonnefon 1892

“ C’était le premier témoignage d’une affection qui survécut, nous l’avons vu, à La Boétie lui-même. Ces vers de Baïf ne nous donnent pas de détails sur les relations des deux poètes, mais il est probable qu’elles eurent sur La Boétie une influence notable. Assurément, Baïf l’initia aux ambitions de la Pléiade. Dans un passage de la Servitude volontaire, La Boétie a dit quelle estime il portait aux novateurs de la jeune école, quel enthousiasme il nourrissait pour la poésie « faite toute à neuf par nostre Ronsard, nostre Baïf, nostre du Bellay ». ”
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature