Pierre-François Godard de Beauchamps

Résumé

Pierre-François Godard de Beauchamps Recherches sur les theatres de France… (1735)

Quand Moliere revint à Paris, il trouva le théatre en proye à mille sortes de monstres ; il eut le courage de les combattre & la force de les détruire ; les allusions & les équivoques furent proscrites, la farce & la mauvaise plaisanterie surent chassées de la scène, la comédie rentra dans tous ses droits ; une révolution si rapide fut l'ouvrage d'un seul homme : tel est le pouvoir du vrai, il se montre & triomphe.
Source : Gallica

Pierre-François Godard de Beauchamps Recherches sur les theatres de France… (1735)

Il aima passionnément une jeune personne de la maison de Castillon ; elle épousa un gentilhomme de la maison de Villemus : il en gémit, mais il ne cessa point de l'aimer ; elle devint veuve, son espérance se réveilla ; mais il eut encore la douleur de la voir passer à un second mariage avec le seigneur de Gordes, dont il eut le courage de faire l'épithalame. Une constance si deplacée tient plus de l'opiniâtreté que du sentiment. Madame de Gordes eut peur qu'un amour de si grand éclat ne nuisit à sa réputation
Source : Gallica

Pierre-François Godard de Beauchamps Recherches sur les theatres de France… (1735)

Je reviens au parterre François, je n'entreprendrai pas de le justifier dans toutes ses démarches. Il se prévient de haine & d'amitié sans sujet ; il se prend de mauvaise humeur ; il en porte l'excès jusqu'au déraisonnable ; tout le chagrine, tout l'irrite, auteurs, acteurs, spectateurs même, rien ne peut se dérober à ses brusques emportemens ; quelquefois il se prête par malignité, ou par faiblesse, aux cabales tumultueuses que forme dans son sein la basse jalousie de quelque auteur infortuné. Vous n'entendez plus alors
que des cris redoublés, que des huées indécentes
Source : Gallica

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