Résumé

Marcel Braunschvig Notre littérature étudiée dans les textes… (1931)

Je ne parle pas ici des vérités divines, que je n'aurais garde de faire tomber sous l'art de persuader, car elles sont infiniment au-dessus de la nature : Dieu seul peut les mettre dans l'âme, et par la manière qu'il lui plaît. Je sais qu'il a voulu qu'elles entrent du coeur dans l'esprit, et non pas de l'esprit dans le coeur, pour humilier cette superbe puissance du raisonnement, qui prétend devoir être juge des choses que la volonté choisit, et pour guérir cette volonté infirme, qui s'est toute corrompue par ses sales attachements.
Source : Gallica

Marcel Braunschvig Notre littérature étudiée dans les textes… (1931)

« C'est en vain, ô hommes, que vous cherchez en vous-mêmes le remède à vos misères ! Toutes vos lumières ne peuvent arriver qu'à connaître que ce n'est point dans vous-mêmes que vous trouverez ni la vérité ni le bien. Les philosophes vous l’ont promis, et ils n'ont pu le faire. Ils ne savent quel est votre véritable bien, ni quel est votre véritable état. »
Seule la religion, d'après Pascal, est capable de nous tirer d'embarras. Par le double dogme de la chute et de la rédemption elle nous explique les deux aspects de la nature humaine, sa faiblesse et sa grandeur.
Source : Gallica

Marcel Braunschvig Notre littérature étudiée dans les textes… (1931)

Que la vertu ne cherche point un plus ample ni plus riche théâtre pour se faire voir que sa propre conscience. Plus le soleil est haut et moins fait-il d'ombre ; plus la vertu est grande, moins cherche-t-elle de gloire. Gloire vraiment semblable à l'ombre qui suit ceux qui la fuient et fuit ceux qui la suivent. Remettons-nous devant les yeux que nous venons en ce monde comme en une comédie 6, où nous n'avons pas à choisir le personnage qu'il nous faut jouer, mais seulement à bien jouer celui qui nous sera donne.
Source : Gallica

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