Gustave Planche,
Le Roman français en 1857
“ Or la peinture des joies et des souffrances de la passion satisfait à cette condition impérative, tandis qu’un livre où se déroulent des aventures sans nombre et sans fin ne laisse dans l’âme du lecteur qu’une impression stérile. Si les désœuvrés n’y prennent garde, s’ils continuent d’encourager sans relâche le roman d’aventures, ils se trouveront un jour pris au dépourvu, et resteront face à face avec l’ennui, qui les épouvante. La peinture de la passion est une source inépuisable d’émotions, tandis que les romans d’aventures ne sauraient se renouveler à l’infini. ”
