F. Brunetière

F. Brunetière

Résumé

Portrait de F. Brunetière F. Brunetière Revue des Deux Mondes

Observer le cœur humain, c’est montrer à chaque pas l’Influence de la morale sur la destinée. Il n’y a qu’un secret dans la vie, c’est le bien ou le mal qu’on a fait... Il se cache, ce secret, sous mille formes trompeuses ; vous souffrez longtemps sans l’avoir mérité, vous prospérez longtemps par des moyens condamnables ; mais tout à coup votre sort se décide, le mot de votre énigme se révèle... C’est ainsi que l’histoire de l’homme doit être représentée dans les romans, c’est ainsi que les fictions doivent nous expliquer, par nos vertus et nos sentimens, les mystères de notre sort.
Source : Wikisource

Portrait de F. Brunetière F. Brunetière Revue des Deux Mondes

Ainsi, nous commençons par créer le monde, et quand nous avons créé le monde, nous ne nous reposons pas, nous nous créons nous-mêmes. Un dieu caché réside en nous, et ce dieu, c’est notre génie. Génie pour génie, entre le génie de l’artiste ou du poète et le génie du plus humble ou du plus ignorant d’entre nous, il n’y a donc, en fin de compte, qu’une différence de degré, mais nullement de nature; nous avons tous du génie, seulement quelques-uns en ont plus que les autres; et « le grand homme n’est qu’un homme grandi dans toutes ses puissances. »
Source : Wikisource

Portrait de F. Brunetière F. Brunetière Revue des Deux Mondes

Une révolution sociale ou religieuse n’est l’œuvre ni d’un homme, ni d’un parti, ni d’un jour.
C’est qu’il ne semble pas qu’elle puisse être, ou qu’elle ait jamais été dans l’histoire l’œuvre d’un profond calcul ou d’un dessein longuement prémédité. Les révolutions sociales ou religieuses ne savent même jamais exactement ce qu’elles veulent, et, comme les forces de la nature, elles agissent dans une entière inconscience de leurs propres résultats. Le principe de leur force est dans l’incertitude ou dans le vague de leurs intentions.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature