Jules Gourdault, L'Europe pittoresque, pays du nord… (1892)
“ L'Oberland bernois lui-même n'a rien de plus beau que ENGADINE. — Silvaplana. ce dédale de cimes et de gorges sauvages, où, par surcroît, ceux qui veulent marcher sur les traces de feu Colani, le fameux chasseur de chamois de la contrée, peuvent s'offrir toutes sortes d'affûts à leur gré. L'Engadine, « rue de l'inn », ou « rue des eaux », en romanche Engiadina, est moins une vallée qu'un haut terre-plein de forme arquée qui se déroule, sur une longueur de 19 lieues environ, avec une largeur de 2 ou 3 kilomètres, entre deux murailles alpestres d'une altitude sensiblement inégale. ”
