Charles Lefebure

Résumé

Charles Lefebure Mes étapes d'alpinisme (1900)

Les quatre personnes étaient à peine passées que la corniche s'abattait dans le vide, séparée exactement suivant la ligne des traces de piolets que les voyageurs avaient marquée à côté d'eux dans la neige — phénomène identique à celui que produisent les encoches du tailleur de pierre pour le débitage des blocs de granit.
Souvent, le bergschrund est un endroit intéressant de l'ascension. C'est, comme son nom l'indique, la brisure de la montagne; c'est comme le fossé de défense qui la garde des entreprises sans enthousiasme, c'est la crevasse dernière, la plus élevée vers le sommet.
Source : Gallica

Charles Lefebure Mes étapes d'alpinisme (1900)

Ici se place l'objection que j'ai présentée, en déclarant que la montagne est aussi changeante que la mer. Le moindre mauvais temps, la brume qui en mer coupe notre horizon, fonce, verdit, brunit ou grise les flots, ce mauvais temps, ces nuages se mouvant sur les flancs des montagnes les ont coupées en mille aspects; enfin l'horizon a disparu pendant que la neige tombe sur les sommets et que la pluie arrose les alpages.
Mais les buées passent et il reste un nouveau paysage.
Toute la chaîne des montagnes est saupoudrée, silhouettée de neige, merveilleux décor !
Source : Gallica

Charles Lefebure Mes étapes d'alpinisme (1900)

Je n'ai pas eu l'occasion de faire l'ascension de cette montagne qui présente à son sommet, après d'immenses névés, une crête rocheuse des plus intéressantes.
L'escalade des rochers constitue, au contraire, il faut le reconnaître, l'exercice le plus varié, le plus complet, le plus réconfortant; il ne laisse pas sans usage un seul muscle du corps entier. Mais la continuelle attention à donner pendant trois, quatre, cinq heures à chacun de ses pas, à chacune de ses attitudes, vous fait parfois aspirer à la monotonie du champ de neige
Source : Gallica

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