Résumé

H. de Amicis Petits hommes, grandes montagnes (1927)

J'attends l'ordre de partir. Et dans cette attente, rendue tranquille par la conscience de mes dons de gymnaste, une image très nette se présente à mon esprit ; celle qu'avait éveillé en moi un farceur de mes amis avant mon départ de Turin : si, au milieu de la corde, je n'avais plus pu aller ni en avant, ni en arrière, et si j'étais resté là, pour toujours, comme une de ces mouches qui s'empêtrent et sèchent sur les fils d'une toile d'araignée ?
Ah ! non ; cette fin de la mouche sur le fil est trop bouffonne et trop macabre !
Piaz m'a crié : « Viens ! ».
Source : Gallica

H. de Amicis Petits hommes, grandes montagnes (1927)

Alors, toutes les cimes de la formidable muraille qui entoure le bassin du Breuil, depuis les Jumeaux, qui, de leurs parois menaçantes, sombres, dominent le refuge jusqu'à la Dent d'Hérens, du Cervin au Breithorn, des Cimes Blanches au Grand Tournalin, toutes semblent se ranger en cercle pour l'alpiniste qui les contemple depuis la cabane solitaire. Vu de là-haut, le coucher du soleil est une apothéose de lumière et de couleurs pour les glaciers du Breithorn et du Ventina, et l'aurore est un triomphe pour le Cervin, qui reflète l'or de son manteau sur l'auréole des nuées matinales.
Source : Gallica

H. de Amicis Petits hommes, grandes montagnes (1927)

J'y suis ! « J'y suis ! », hurlé-je à Piaz. « Bravo ! », répond une voix dans le ciel. Et je regarde avec joie et dépit la longue corde qui se secoue et serpente libre et légère. C'est bien vrai que tout a une fin : même la descente de l'illogique clocher.
Je me trouve sur un replat vraiment plat, qui semble avoir été fait par le bon Dieu des alpinistes (qui est beaucoup plus bienveillant que celui des autres mortels) en prévision d'une telle descente.
Comme on la trouve belle la ligne horizontale après tant de verticalité !
Source : Gallica

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