“ Une traversée, lorsqu’on n’aperçoit aucune terre et qu’on flotte entre le ciel et l’eau dans ce cercle d’horizon qui, n’en déplaise aux poëtes, ne donne pas l’idée de l’infini, ne présente pas beaucoup de sujets de description. ”
Traversée
Définition et enjeux
La « traversée » désigne à la fois un déplacement physique entre deux points et une métaphore de parcours intérieur. Théophile Gautier en souligne l’absence de repères, Paul Claudel y voit un miroir des souvenirs, tandis que Jules Verne exalte ses paysages infinis.
Florentin Lefils, lui, célèbre la beauté des lieux parcourus. Ce thème, abordé par des auteurs comme Émile Sarot ou Bjarni Pálsson, relie navigation, espace et évolution, en s’appuyant sur des notions connexes comme le vaisseau ou l’ancre.
Citations sur la traversée
Henri Pourrat et le "Trésor des contes"… (1988)
“ Une traversée qui se voudrait imitant une initiation plutôt que bâtissant toute édification. La traversée se jalonne encore de miroirs fascinants. A vouloir concevoir toujours, dans l'instant et en regard de notre activation physiologique, nous nous tendons des pièges. Nous aurons essayé de les contourner. Nous sommes rentrés par les sentes du Trésor et nous ouvrons l'espace de notre exposition, ici, par ce à quoi nous vous invitons : une promenade-lecture du Conte de la vieille filandière. ”
Paul Claudel,
Connaissance de l’Est
“ PENSÉE EN MER Le bateau fait sa route entre les îles ; la mer est si calme qu’on dirait qu’elle n’existe pas. Il est onze heures du matin, et l’on ne sait s’il pleut ou non. La pensée du voyageur se reporte à l’année précédente. Il revoit sa traversée de l’Océan dans la nuit et la rafale, les ports, les gares, l’arrivée le dimanche gras, le roulement vers la maison, tandis que d’un œil froid il considérait au travers de la glace souillée de boue les fêtes hideuses de la foule. On allait lui remontrer les parents, les amis, les lieux, et puis il faut de nouveau partir. Amère entrevue ! ”
Florentin Lefils, Le Crotoy (1861)
“ Les amateurs du pittoresque l'aiment encore à cause des émotions de la traversée et du charme d'une locomotion douce, embellie par les différents aspects des rives de la baie et par le mouvement des navires et des autres embarcations qu'on voit entrer ou sortir et qui animent le tableau. ”
Bjarni Pálsson, Voyage en Islande, fait par ordre de S. M. danoise… (1802)
“ La traversée faite, elles choisissent un endroit propre à y transporter leurs graines. Ces trajets ne sont pas toujours heureux ; car il arrive quelquefois que le courant fait couler leur bateau à fond. ”
Jules Verne,
Vingt mille lieues sous les mers
(1870)
“ On le voit, pendant cette traversée, la mer prodiguait incessamment ses plus merveilleux spectacles. Elle les variait à l’infini. Elle changeait son décor et sa mise en scène pour le plaisir de nos yeux, et nous étions appelés non seulement à contempler les œuvres du Créateur au milieu de l’élément liquide, mais encore à pénétrer les plus redoutables mystères de l’Océan. ”
Émile Sarot, Un tour dans l'Inde. Première partie… (1884)
“ C'est ce que nous ressentons, en général, ici,. pour notre compte. D'autant plus qu'un échouement de la nature ci-dessus mentionnée, qu'a subi le navire qui précédait immédiatement, dans la même direction, celui sur lequel nous sommes, est venu prolonger pour nous le trajet -toujours si long, déjà, dans l'état normal des choses - de la traversée de l'isthme. ”
Guide du voyageur sur les bateaux à vapeur de Rouen à Paris… (1800-1850)
“ Les brins d'herbe qui bordent la grande route passent moins vite aux regards du cavalier qui galope que les arbres du paysage aux yeux du voyageur qu'entraîne le wagon. Passez, vallons ! Passez, collines ! Plaines, chaumières, buissons, prairies, terre, fuyez, fuyez ! Hourra ! hourra ! Rien n'arrête, rien ne ralentit sa marche impétueuse. Ici une rivière se présente. Un pont léger, jeté tout exprès pour lui, est franchi en un bond, les deux rives-se rejoignent. Là, c'est une montagne. ”
Édouard d' Anglemont, Pélerinages (1835)
“ Voilà cette rivière où, dans les jours d'automne, Fougueuse, avec le bruit de la foudre qui tonne, La barre des grands flux à nos regards roulait ; Où quelquefois, aux vents toute voile livrée, Vers ma ville conduit par la haute marée, Un léger navire volait! Le manoir paternel à mes yeux se décore De ce qui me frappait, bien jeune enfant encore! Là, tout ce que j'entends, là, tout ce que je vois, Monts, ondes, vents, jardins, échos, arbres, prairies, Tout me jette au travers de douces rêveries, Tout pour mon cœur prend une voix! ”
Henry Morton Stanley,
Comment j’ai retrouvé Livingstone
“ C’est, depuis la côte, le premier endroit où le voyageur épris des beautés de la nature soit saisi d’admiration. La route gravit les collines, et se déroule au faîte des rampes, d’où le regard suit les versants boisés, plonge dans les profondeurs du val, en fouille les gorges, se relève pour atteindre les sommets qui baisent le ciel, ou pour s’égarer dans une chaîne aux plis concentriques, dont l’aspect mystérieux et provoquant vous attire. ”
Victor Hugo,
Œuvres complètes de Victor Hugo
“ La foule inonde au loin la rive. Oh ! dit-elle, il vient, il arrive ! Elle l’appelle avec des pleurs, Et le vent porte au beau navire, Comme à Dieu l’encens et la myrrhe, L’haleine de la terre en fleurs ! ”
André Lemoyne,
Chemin perdu ; La fée des pleurs…
(1863)
“ Quand un grand fleuve a l'ait trois ou quatre cents lieues, Et longtemps promené ses eaux vertes ou bleues Sous le ciel refroidi de l'Ancien Continent, C'est un voyageur las, qui va d'un flot traînant. ”
Victor Hugo,
En voyage, tome I
“ Quand on voyage en plaine, l’intérêt du voyage est au bord de la route ; quand on parcourt un pays de montagnes, il est à l’horizon. Moi, — même avec cette admirable ligne du Jura sous les yeux, — je veux tout voir, et je regarde autant le bord du chemin que le bord du ciel. C’est que le bord de la route est admirable dans cette saison et dans ce pays. ”
Charles Augustin Sainte-Beuve,
Poésies
“ Qui renomment le fleuve et font gloire à son cours. Nos passagers bientôt, amateurs de nature, Pour la mieux admirer dans sa nomenclature, Chacun tenant sa carte et l’œil collé devant, Laissaient fuir, sans y voir, le spectacle vivant. Une pluie alors vint et les fit tous descendre, J’eus désir de rester, et j’avisai d’attendre, Montant dans ma voiture à l’autre bout du pont, Que le soleil chassât ce nuage qui fond. ”
Pétrarque,
Les Rimes de François Pétrarque
“ Comme, la nuit, un navire ou un bateau aperçoit souvent, de la haute mer, la lumière de quelque port, à moins que la tempête ou que les écueils ne l’en empêchent, ainsi, du haut de la voile gonflée, je vis les insignes de cette autre vie, et je soupirai alors après la mort. ”
Alphonse de Lamartine,
Nouvelles méditations poétiques…
(1892)
“ Viens donner le baiser d'adieux; Roule autour une voix plaintive, Et de l'écume de ta rive Mouille encor mon front et mes yeux. Laisse sur ta plaine mobile Flotter ma nacelle à son gré, Ou sous l'antre de la Sibylle, Ou sous le tombeau de Virgile : Chacun de tes flots m'est sacré. Partout sur ta rive chérie, Où l'amour éveilla mon coeur, Mon âme, à sa vue attendrie, Trouve un asile, une patrie, Et des débris de son bonheur. Flotte au hasard : sur quelque plage Que tu me fasses dériver, Chaque flot m'apporte une image; Chaque rocher de ton rivage Me fait souvenir ou rêver!... ”
Henry Bataille,
Le Beau Voyage
“ Quelqu’un marche le long des fossés pleins de pluie... Voyageur, voyageur de jadis qui t’en vas, À l’heure où les bergers descendent des montagnes, Hâte-toi ! Les foyers sont éteints où tu vas, Gloses les portes aux pays que tu regagnes. La grande route est vide et le bruit des luzernes Vient de si loin qu’il ferait peur... Dépêche-loi : Les vieilles carrioles ont soufflé leurs lanternes... ”
Édouard Rod,
Revue des Deux Mondes
“ Et les voiles se gonflent au vent ; et le soleil nous attire par ses feux caressans ; les rivages filent, les hauts nuages filent ; de la rive tous nos amis nous accompagnent de chans d’espoir, imaginant, dans le vertige de la joie, des plaisirs de voyage comme ceux du matin de l’embarquement, comme ceux des premières grandes nuits étoilées. ”
Le Kalevala : épopée nationale de la Finlande et des peuples finnois… (1867)
“ Il est facile pour toi d'y arriver. La route que tu dois suivre se trouve au détour d'un bois marécageux, sur les bords d'un fleuve. Marche un jour, marche deux jours, marche trois jours, puis tu prendras la direction du nord-ouest, jusqu'à ce que tu rencontres une montagne. Tu la tourneras à gauche; et bientôt, à droite, t'apparaîtra un grand fleuve dont tu longeras la rive, dont tu franchiras les trois cataractes; et, alors, tu atteindras la cime d'un promontoire, d'un écueil où se brisent les flots mugissants. ”
Espagne-Extrême Orient-France. Récit d'une jeune femme par Mme Florinda D. née R. F. de A. (1883)
“ Nous allons donc pouvoir descendre du bateau, fouler le sol aux pieds et nous promener à l'aise! Les choses se dessinent de plus en plus nettement : d'abord c'est la forme d'une montagne, puis des vallées, puis des arbres, puis des fleurs, puis tout ce que l'on peut voir, des oiseaux, des animaux de toute espèce. ”
François-Marie Luzel,
Contes populaires de Basse-Bretagne
“ J’ai rêvé qu’il y a, sur une rivière, non loin d’ici, un passeur qui, depuis quatre cents ans, fait passer les voyageurs d’une rive à l’autre rive et qui est bien fatigué de ce métier et voudrait bien être remplacé, sur son bateau. ”
“ La voie ferrée perce la montagne, s’accroche à des murs de rocher, passe sur des ponts à vertige ; le voyageur admire des travaux cyclopéens. Il méprise les lacets de la vieille route, les tout petits villages, et les sentiers dans les bruyères ”
Edgar Allan Poe,
Le Désert...
(1857)
“ Continuez votre route, et plus loin le fleuve disparu va reparaître à vos yeux plus beau, plus grand, plus majestueux que jamais, et roulant vers l'Océan des masses d'eau dont les flots supportent d'immenses voiles et d'énormes pyroscaphes. ”
“ ROUTE DE L’EST Ô route sous la pluie et qui va, solitaire, De village en village avec ses flaques d’eau, Les clous dont l’étranger a ferré ses chevaux, Malgré l’ombre et le vent blessent toujours la terre ! ”
George Sand,
Le Diable aux champs
(1857)
“ Volez d’une colline à l’autre, cris d’alerte et de vigilance, hymnes de lumière et de vie ! Remplissez le ciel et la terre. Le soleil va venir embraser les toits, et le voile de la nuit brumeuse, plié comme une tente, va laisser à découvert la face blanchissante de la plaine. ”
Charles Delon, Cent tableaux de géographie pittoresque… (1882)
“ Par ce beau passage largement ouvert vont et viennent, entrent et sortent les navires qui passent de la mer au fleuve ou du fleuve à la mer. Pour le voyageur qui vient du large sur son navire, l'entrée de l'estuaire, vue en face, donne l'idée d'un immense entonnoir. On voit les rives, très écartées à l'ouverture, qui se rapprochent vers le fond; et si un détour cache le lointain, on croi- rait avoir devant soi une simple baie, une dentelure du rivage. ”
Herbert George Wells,
Mercure de France
“ La grand’route était un flot bouillonnant de gens, un torrent d’êtres humains s’élançant vers le nord, pressés les uns contre les autres. Un grand nuage de poussière, blanc et lumineux sous l’éclat ardent du soleil, enveloppait toutes choses d’un voile gris et indistinct que renouvelait incessamment le piétinement d’une foule dense de chevaux, d’hommes et de femmes à pied, et le roulement des véhicules de toute sorte. ”
“ Le trajet est malaisé sur cette plage où un océan de sable se mêle au grand océan des flots. Comme un homme qui traverse un gué avec précaution de pierre en pierre, elle a des repos marqués pour tous les pas qu’elle fait. ”
Edgar Allan Poe,
Aventures d’Arthur Gordon Pym
“ Vingt des sauvages montèrent à bord et se mirent à fureter dans toutes les parties du pont, à grimper çà et là dans le gréement, faisant comme s’ils étaient chez eux, et examinant chaque objet avec une excessive curiosité. ”
Anatole France,
Pierre Nozière
(1899)
“ Cela tient à ce que les rivières sont des routes ; ce sont des routes naturelles sur lesquelles on voyage avec des bottes de sept lieues ; quel autre nom conviendrait mieux à des barques ? Et les routes sont comme des rivières que l’homme a faites pour l’homme. ”
George Sand,
Le Diable aux champs
(1857)
“ MAURICE. — Pour une jolie rivière, c’est une jolie rivière ! Il ne lui manque qu’une chose, c’est d’être navigable, même pour un sabot ! DAMIEN. — C’est là le plaisir. Naviguer sur une rivière navigable ! c’est bon pour les épiciers ! Mais traîner son embarcation dans les trous, dans les rochers, à travers les branches, sur le gravier, dans les forêts de nénufars, sur le dos des écluses, sur la crête des barrages, voilà de l’intelligence, du talent et de la gloire ! ”
Jules Verne,
Autour de la Lune
“ Sur terre, les maisons des villes, les chaumières des campagnes, ressentent toutes les secousses imprimées à l’écorce du globe. Sur mer, le navire, ballotté par les lames, n’est que choc et mouvement. ”
Victor Du Bled, Un Amour platonique au XVIIIe siècle - Madame de Coigny et Lauzun
“ Le voyageur qui fait le tour du monde voit partout de l’eau, de la terre, des arbres, des maisons, des montagnes, des plaines : qui donc oserait cependant soutenir que son horizon reste toujours le même ? ”
Louis Pélabon, Une voix de l'âme : poésies nouvelles… (1846)
“ Vous êtes de la mer la précieuse étoile, Vous veillez sur l'esquif du débile nocher; De la plus sombre nuit vous dissipez le voile, De la barque en danger vous soutenez la voile, Et reculez du bord tout périlleux rocher. ”
Alphonse Karr,
Voyage autour de mon jardin
“ Quand vous êtes en bateau, il semble que le bateau est immobile et que les deux rives fuient de chaque côté en déroulant à vos yeux leurs rivages, leurs peupliers et leurs saules, et leurs fleurs diverses, et les maisons qui les bordent: c'est une chose qu'on a remarquée cent fois ”
R.-H.-J. Cambresier, Dictionnaire walon-françois
“ Descendre d’un arbre, du haut d’une maison, descendre de cheval, de carrosse, d’un bateau. Les rivieres vont toujours en descendant depuis leur source. Il a un manteau qui lui descend jusqu’aux talons. ”
Émile Toutey, La géographie nouvelle : cours préparatoire… (1908)
“ Source, endroit où une rivière, un fleuve sort de terre. Torrent, rivière rapide et violente dans les montagnes. Voie de Communication, route, chemin de fer, fleuve, canal, tout ce qui permet à l'homme de voyager et de faire conduire des marchandises. ”
Marguerite Audoux,
De la ville au moulin
“ Le chemin qu’il me fait prendre monte, monte et, tout de suite, je reconnais la côte qui mène au calvaire et que j’ai tant de fois parcourue déjà. Je refuse d’aller plus loin, mais l’homme me tire par la main ! ”
Onésime Tamin Despalles, Alimentation du cerveau et des nerfs… (1873)
“ Surviennent deux, trois, un grand nombre de voyageurs. Tous les bras poussent le roc, il s'ébranle. Survient un dernier voyageur, ils unissent encore leurs efforts, le rocher roule, le chemin est libre pour tous. ”
Sénèque le Jeune,
Œuvres complètes de Sénèque le Jeune
“ Après une longue et fatigante route, ils découvrirent des fleuves immenses, de vastes réservoirs d’eaux dormantes, pareils à nos lacs, et au-dessus desquels la terre, loin de s’affaisser, se dégageait, se prolongeait en voûte, spectacle qui les lit frissonner. ”
E A de Molina, Vers le Bleu, impressions algériennes… (1908)
“ Sinuant à flanc de côteau, à mi-côte, le chemin, — un peu beaucoup poudreux et rissolé par le soleil, — suit les détours fantasques des monts et des vais, s'insinue au tréfond de gorges âprement civilisées, domine, en corniche, des espaces bâtis, des parcs et des jardins avec, au fond, toujours l'horizon marin ”
George Sand,
Revue des Deux Mondes
“ Tu veux savoir l’emploi de mes quatre journées de voyage. Ce n’est pas long, le récit d’un voyageur qui ne voyage plus, et le mien pourrait se résumer en quatre mots : j’ai fait douze lieues en lisant, j’ai écouté chanter un oiseau, j’ai vu couler la Creuse. J’ai dormi à Gargilesse, j’ai herborisé un peu, je suis revenu par le même chemin, lisant le même livre. J’ai fait halte sous le même arbre où chantait le même oiseau. Voilà les grandes aventures de mon excursion, et ce n’est guère la peine de les écrire; mais tu veux une causerie et un voyage. ”
Anonyme, Le Livre des mille nuits et une nuit
“ Et, en effet, à peine le matin venu, nous fûmes tout proches de cette montagne aux roches noires d’aimant, et les eaux nous entraînèrent de force de son côté. Puis, quand nos dix navires arrivèrent au bas de la montagne, tout d’un coup les clous des navires se mirent à s’envoler par milliers, avec tous les fers, et allèrent se coller sur la montagne ; et nos navires s’entr’ouvrirent, et nous fûmes tous précipités à la mer. ”
J.-M. Guardia, Revue des Deux Mondes
“ La race qui la cultive est forte, laborieuse et tenace, vaillante et sobre. À gauche, tout semble avoir été disposé pour le plaisir des yeux. La voie ferrée longe la mer, souvent à une petite distance, et, si enchanteur que soit le paysage de l’autre côté, c’est la mer qui captive la curiosité du touriste. ”
François-René de Chateaubriand,
Oeuvres de M. le vicomte de Chateaubriand…
(1838)
“ Un voyageur à pied peut cheminer plusieurs jours sans apercevoir autre chose que des landes, des grèves, et une mer qui blanchit contre une multitude d'écueils : région solitaire , triste, orageuse, enveloppée de brouillards , couverte de nuages, où le bruit des vents et des flots est éternel. ”
Ksaverij Ksaverievič Labenski, Empédocle, vision poétique, suivie d'autres poésies… (1829)
“ Où s'élancent les monts, où serpentent les ondes, Où la mer, déroulant ses lames vagabondes, Se berce, comme au bruit de ses propres accords, Là pour nous sont restés des asiles sauvages, Là bouillonne la source, et des vives images, Et des mâles transports. ”
