André Lemoyne,
Chemin perdu ; La fée des pleurs…
(1863)
“ De loin, elle pressent la région des pleurs, Le plus obscur réduit, la plus humble soupente ; Sœur des liserons blancs dont la vrille grimpante Dans un œil de lucarne épanouit ses fleurs. Le inonde la croit veuve. — Il est des âmes fortes, Gardant le souvenir d'un grand bonheur défunt, Comme un chêne , l'hiver, garde ses feuilles mortes, Et le rameau d'un cèdre abattu, son parfum. L'amour a pris en elle un divin caractère , Comme un grain d'encens pur embaumé par le feu : Sur les êtres créés à l'image de Dieu, Il répand les trésors de son cœur solitaire. ”
