André Lemoyne

Élements biographiques

Portrait de André Lemoyne André Lemoyne,  Œuvres de André Lemoyne

“ D'ailleurs les attributs de l'artiste en voyage, la pique et le parasol au bord du chemin creux, n'avaient pas échappé à son premier coup d'oeil et venaient d'évoquer brusquement dans sa mémoire toute une scène lumineuse du passé, mais d'une époque déjà lointaine, où la réalité se mariait au rêve. Elle tressaillit, comme éclairée d'un infaillible pressentiment; et quand d'assez loin, près du comte, elle aperçut l'étranger, elle n'eut pas un doute. C'est lui, pensa-t-elle. Presque sans le voir, elle l'avait reconnu. Tout le sang de ses veines lui reflua au coeur. ”
Source : Gutenberg

Portrait de André Lemoyne André Lemoyne,  Poésies de André Lemoyne

“ Comme un écho profond du cœur qui se réveille...
Mais la voix se rapproche... elle chante à l’oreille
Ainsi qu’un timbre pur de cristal ou d’argent :
C’est l’appel ingénu d’une petite fille
Qui descend du berceau, voyant qu’on l’oubliait...
Elle entrouvre la porte et, d’un air inquiet,
Pieds nus sur le tapis, demande qu’on l’habille.
La mère l’aperçoit, l’enferme dans ses bras,
L’étouffant de baisers dans ses chaudes étreintes ;
Et de son cœur déborde un flot de larmes saintes...
”
Source : Wikisource

Portrait de André Lemoyne André Lemoyne,  Les Charmeuses. [Préface de Jules Vallès… (1867)

“ Plus rien n'émeut le froid et sombre paysage : Nuit partout, dans le ciel, sur la terre et les eaux.
PROMENADE.
PROMENADE.
Lace tes brodequins, ma belle, et partons vite.
Noue en un seul bouquet tes cheveux châtain-clair.
Nous irons par les bois. — Le ciel bleu nous invite.
C'est déjà le printemps qu'on respire dans l'air.
Nous prendrons, si tu veux, ce petit chemin jaune Qui, sous les bouleaux blancs, court dans le sable fin, Pour nos pieds d'amoureux sentier large d'une aune, Mais qu'on suit tout un jour sans en trouver la fin.
”
Source : Gallica

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