André Lemoyne,
Légendes des bois et chansons marines
(1878)
“ S'il en croit les rumeurs des sourds et longs abois, C'est aux cantons du Nord que la meute s'engage. Son cœur est tout en fièvre. il songe à ses amours. — Mais le vif écureuil, pour lui prompt à descendre, A dit, de ses yeux noirs, ses beaux yeux de velours : « Ils viennent. J'ai tout vu. Pars donc. C'est trop attendre. » Allons ! — Chiens blancs et roux, déjà rasant le sol, Dans le vent du matin ont flairé sa chair vive ; Et, lancée aussi droit qu'hirondelles au vol, Langues rouges dehors, toute la meute arrive. ”
