Émile Roudié, Au rythme de la vie : pages retrouvées… (1948)
“ Parfois, dans le silence effrayant des grands bois Vous avez entendu d'imperceptibles voix, De minuscules bruits... de très légers murmures... Vous disiez : c'est le vent qui froisse les ramures... Un insecte qui vole... ou le doux frôlement D'une feuille qui meurt et tombe lentement... Non, non, la forêt vit d'une vie émouvante, Ainsi qu'un être humain, la forêt est vivante ! Les Nymphes des forêts font leurs danses, le soir, Voilà pourquoi, le lendemain, vous pouvez voir Que leurs mains ont ouvert les fleurs de l'églantine Et sur les buissons noirs, fait neiger l'aubépine... ”
