Émile Roudié, Au rythme de la vie : pages retrouvées… (1948)
“ Le cœur chétif d'un rossignol Seul, anime la nuit immense. LE PAYS Ah ! le pays natal ! pour nous c'est... LE PAYS ! Lorsque je dis ce mot, je reste tout surpris D'entendre que ma voix se fait plus émouvant, Pays est un mot clair et si beau qu'on le chante ! On n'ose pas le dire ainsi qu'un autre mot, On le chante ardemment, et comme le dévôt Qui s'adresse à son Dieu, la voix, grave, s'arrête. Pourtant on dit, joyeux, avec un air de fête : Je retourne au Pays ! et malgré soi, le bras Dans un grand geste large et lointain, vers là-bas, S'étend avec le rêve ! ”
