Résumé

Émile Roudié Odette, dépêche-toi ! : comédie en un acte (1951)

LA VOIX D'ODETTE. — Zut, zut, et zut !
SCENE IV
JEAN, ODETTE
ODETTE, venant de gauche, très vite. — Mon lacet de corset s'est cassé !
JEAN. — Mets-en un autre et dépêche-toi... (Il fredonne.) Avril ! Avril !
ODETTE. — Ce n'est pas ma faute...
JEAN. — Je t'en supplie ! Je t'en supplie au nom de tout ce que tu as de plus cher, dépêche-toi ! Odette, dépêche-toi !
ODETTE. — Oui, mon chéri... (Elle sort porte de gauche.)
SCENE V
JEAN seul, puis ODETTE
JEAN. — Avril ! avril ! de jeunes pousses... Il est prudent d'avancer les aiguilles de la pendule sinon,
nous arriverons encore en retard.
Source : Gallica

Émile Roudié Odette, dépêche-toi ! : comédie en un acte (1951)

« Ce n'est pas ma faute ». Ce n'est jamais ta faute... et jamais tu ne peux arriver à l'heure !
ODETTE. — Mais, mon chéri...
JEAN. — Cite-moi un matin où tu aies pu te mettre à table avant deux heures de l'après-midi ; un jour, où quand nous sortons ensemble, je n'ai pas dû t'attendre quarante minutes devant la porte ; un soir où nous avons pu arriver au théâtre avant la fin du deuxième acte ?
ODETTE. — Que veux-tu ! Je fais ce que je peux, mais chaque fois, la fatalité s'en mêle !
JEAN. — La fatalité ! la fatalité ! il est facile d'accuser la fatalité !
Source : Gallica

Émile Roudié Odette, dépêche-toi ! : comédie en un acte (1951)

JEAN. — Ecoute bien, mon petit chéri... je te rappelle que nous dînons ce soir, chez les d'Harcourt à huit heures et demie à Ville d'Avray et que le train part à vingt heures trois.
ODETTE. — A vingt heures trois ?
JEAN. — A vingt heures trois c'est-à-dire huit heures trois.
ODETTE. — Oh ! nous sommes à deux pas de la gare !
JEAN. — Oui, mais le train n'est pas comme moi, il n'attend pas, lui ; le train ne comprendra pas la fatalité qui s'acharne sur toi, et le train partira, impitoyablement, à vingt heures trois, c'est-à-dire huit heures trois. Tu as compris ?
Source : Gallica

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