André Theuriet

André Theuriet

Résumé

Portrait de André Theuriet André Theuriet,  Sylvine

“ Parfois, quand la forêt, de brouillards imprégnée,
Fait silence l’hiver, le bruit d’une cognée
Ou d’un chêne qui roule et tombe avec fracas
Retentit dans le fond d’une combe éloignée...
Ce sont les bûcherons, leur bras n’est jamais las.
« Honneur aux bûcherons, aux francs coupeurs de chênes!
Ils n’ont pas sitôt mis le pied hors du taillis.
Qu’ils se sentent le cœur pris du mal du pays.
Au bois est leur patrie, au bois sont leurs domaines;
Leurs fils y grandiront près des pères vieillis,
Les fils des bûcherons, des francs coupeurs de chênes! »
”
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Portrait de André Theuriet André Theuriet,  Sylvine

“ S’approche du buisson, l’oiseau se tait soudain;
Puis, les pas s’éloignant, la chanson recommence. —
Mais dans leurs entretiens, comme dans leur silence,
On sent vibrer l’amour, car l’amour renaissant
Anime tout ce soir de son souffle puissant.
Il est dans l’air, il est dans le sol, il imprègne
Les masses de verdure et les grands blés que baigne
La lune de ses flots calmes et lumineux.
”
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Portrait de André Theuriet André Theuriet,  Sylvine

“ Je me nomme Lazare Engilbert de Paulmy;
Mon père est mort, je vis comme vous solitaire,
Et pauvre comme vous. Un jour, au cimetière.
J’ai rencontré Sylvine, et sa fière douleur.
Et sa chaste beauté, m’ont pénétré le cœur...
Les mots qu’elle m’a dits, je les entends encore
Tinter à mon oreille ainsi qu’un chant sonore;
Je les entends partout, dans les soupirs du vent,
Dans la cloche qui sonne au clair soleil levant.
Je l’aime! et si sa main par vous m’est refusée,
Mes jours n’ont plus de but, et ma vie est brisée.
”
Source : Wikisource

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