Résumé

J. Clavé Études forestières – La Forêt de Fontainebleau

C’est une vraie bonne fortune pour l’école française que de posséder près de Paris un champ d’étude aussi vaste et aussi varié que la forêt de Fontainebleau.
On voit quel intérêt complexe s’attache à une grande forêt ; on voit aussi quelles salutaires influences en émanent. Dans le cadre d’une simple étude forestière, ce n’est pas seulement l’action de l’homme sur la nature que nous avons pu observer, c’est l’action de la nature sur l’homme sous une de ses formes les plus saisissantes et s’exerçant dans l’ordre matériel comme dans l’ordre moral.
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J. Clavé Études forestières – La Forêt de Fontainebleau

Ce sentiment de tristesse que nous fait éprouver l’aspect de la forêt, il faut l’attribuer, en partie du moins, à l’absence de cours d’eau, dont on a expliqué plus haut les causes géologiques. Le murmure d’aucun ruisseau ne se fait entendre dans le silence des solitudes, et vers le milieu du jour, quand déjà le lapin a regagné son terrier et le chevreuil son fourré, il semble que toute vie se soit éteinte sous ces voûtes inanimées.
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J. Clavé Études forestières – La Forêt de Fontainebleau

Celles de Compiègne, de Villers-Cotterets, de Lyons, etc., qui appartiennent au même bassin, sont plus belles peut-être à certains égards, mais elles ne lui ressemblent pas même de loin, car, reposant sur des étages différens de la formation parisienne, elles ont une tout autre configuration. La forêt d’Ermenonville s’en rapproche davantage, car elle est assise comme elle sur les sables, mais on n’y rencontre ni ces masses de rochers disposés en forme de cirques, ni ces longues collines sablonneuses semées de roches arrondies entassées les unes sur les autres.
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