Antoine-Nicolas Gaudet

Résumé

Antoine-Nicolas Gaudet Les bois de Saône-et-Loire (1890)

La coupe d'un bois n'est, en effet, qu'une récolte, un simple défruitement, et la propriété forestière exige, à contenance égale et à temps égal, moins de charrois que la propriété vignoble ou agricole. Si une coupe occupe dix ou quinze fois plus de voitures l'année de son exploitation, il faut tenir compte des 15 ou 20 années pendant lesquelles elle n'a occasionné aucun transport. Il n'est donc pas équitable d'imposer les bois pour dégradations extraordinaires aux chemins vicinaux, lorsque les prés, les terres, les vignes ne sont pas imposés.
Source : Gallica

Antoine-Nicolas Gaudet Les bois de Saône-et-Loire (1890)

Les forêts de Saône-et-Loire ont non seulement à supporter la concurrence générale que créent partout le fer aux bois de service et d'industrie, la houille aux bois de feu, et qui y pénètrent facilement par un réseau magnifique de voies de communication. Elles se trouvent juxtaposées à des centres de production très importants de ces deux articles, et il en résulte une situation particulière, non dépourvue cependant de tout avantage, car les mines font une consommation considérable de bois.
Source : Gallica

Antoine-Nicolas Gaudet Les bois de Saône-et-Loire (1890)

Les taxes d'affouage comprennent fréquemment des dépenses étrangères à la forêt, mais dont les conseils municipaux croient devoir grever la portion affouagére de chaque habitant; c'est un impôt dont le contrôle échappe à l'administration, qui frappe uniformément tous les affouagistes et pèse lourdement sur les habitants pauvres, en grevant l'affouage d'une redevance souvent élevée, parfois même supérieure à la valeur des bois.
Source : Gallica

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