Résumé

François Alluaud Mémoire sur le reboisement et la conservation des bois et forêts de la France (1845)

Les bois ne seront, malgré la division indéfinie de la propriété, que le patrimoine d'un petit nombre de propriétaires. La plus grande masse de la population n'en possède pas et n'en possédera jamais. Or il y a un grand intérêt public à lui en procurer, à satisfaire ce premier besoin. Et, comme l'intérêt privé est nécessairement égoïste et aveugle par sa nature, ce n'est point d'après cet intérêt, mais d'après l'intérêt public, que la question du reboisement doit être examinée.
Source : Gallica

François Alluaud Mémoire sur le reboisement et la conservation des bois et forêts de la France (1845)

Si le principe de l'indivision des forêts n'était pas proclamé; si leur exploitation devait être abandonnée, comme par le passé, à la spéculation, aux exigences, aux caprices des intérêts privés, le pays aurait sans doute un grand intérêt à ce que l'état reconstituât, pour son compte, le sol forestier de la France. Mais, si le principe de l'indivision est consacré; si, par la sage application qui en sera faite, les forêts sont administrées avec économie, et soumises aux aménagements les plus fructueux, cet intérêt ne se fera plus sentir au même
degré.
Source : Gallica

François Alluaud Mémoire sur le reboisement et la conservation des bois et forêts de la France (1845)

Aujourd'hui les corporations sont supprimées; les intérêts individuels sont isolés, aucun lien ne les unit, la législation les sépare ; et l'état, cette puissante corporation qui, sous le nom de centralisation, les réunit tous, les représente tous, ne donne aucun soin à l'entretien des cours d'eau flottables; elles les abandonne comme si ces voies de transport n'étaient pas aussi nécessaires et aussi utiles à l'agriculture qui produit les bois, et aux villes qui les consomment, que les routes et les chemins de grande communication.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature