Résumé

J.-R.-P. Chilon Quand gouvernera-t-on : aux ministres et… (1847)

Ils sont donc bien peu dignes de régir une société ceux qui s'effraient de l'augmentation de l'espèce humaine, et qui n'attachent pas à la conservation normale de tous les membres de l'État, toute l'importance qu'elle mérite sous le rapport de l'humanité comme sous le rapport de l'économie. Ceux-là montreraient qu'ils désespèrent du génie humain, de sa puissance ; manifester de telles craintes quand on est à la tête d'une société, c'est avouer qu'on n'est pas digne de la gouverner ; car, pour cela faire, il faut la comprendre, en calculer les ressources, en pouvoir exercer la puissance.
Source : Gallica

J.-R.-P. Chilon Quand gouvernera-t-on : aux ministres et… (1847)

C'est où il n'y a pas acte évident d'une haute intelligence que l'on peut dire avec vérité qu'il n'y à pas de liberté; car alors il n'y a pas, il ne peut y avoir droit plein et entier : il ne peut avoir toute son extension. Qu'est-ce que le droit de propriété lorsqu'il est renfermé dans des limites qui ne permettent pas à celui qui en jouit d'amener son sol à produire autant qu'il peut produire, de l'approprier à des cultures qui lui pourraient être appliquées? en sommes-nous encore, en fait de liberté, à ce laisez faire et laisez aller de la vieille économie politique ?
Source : Gallica

J.-R.-P. Chilon Quand gouvernera-t-on : aux ministres et… (1847)

On ne saurait trop répéter que les gouvernements qui ne s'occupent pas avec la plus persévérante sollicitude des intérêts des agriculteurs, de la production des subsistances ; qui n'étendent pas la liberté d'action, la sphère d'activité, de puissance des propriétaires, par des mesures d'utilité publique, générale, pour accroître la fertilité du sol, se préparent des jours bien
difficiles, des embarras bien grands, pour diriger avec quelque sécurité de conscience la chose publique.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature