J.-R.-P. Chilon, Quand gouvernera-t-on : aux ministres et… (1847)
“ Ils sont donc bien peu dignes de régir une société ceux qui s'effraient de l'augmentation de l'espèce humaine, et qui n'attachent pas à la conservation normale de tous les membres de l'État, toute l'importance qu'elle mérite sous le rapport de l'humanité comme sous le rapport de l'économie. Ceux-là montreraient qu'ils désespèrent du génie humain, de sa puissance ; manifester de telles craintes quand on est à la tête d'une société, c'est avouer qu'on n'est pas digne de la gouverner ; car, pour cela faire, il faut la comprendre, en calculer les ressources, en pouvoir exercer la puissance. ”
