Résumé

Demeufve La propriété rurale, ses avantages & ses inconvénients… (1871)

Un acheteur ne doit point s'illusionner et s'imaginer qu'il peut obtenir d'un vendeur, quelle que soit sa position, de la qualité, du beau, du grand, et, en même temps, du bon marché. Si toutes les valeurs solides ont du prix, c'est, avant tout, celles en biens-fonds ayant la qualité pour base.
Les véritables occasions, dont on fait si abusivement tant de bruit dans les annonces de ventes d'immeubles, n'existent pas plus pour l'acquisition d'une terre que pour l'achat à bas prix d'une créance sérieusement garantie.
Source : Gallica

Demeufve La propriété rurale, ses avantages & ses inconvénients… (1871)

Le voisinage des animaux de basse-cour, la présence des fumiers et des insectes qu'ils attirent, le désagrément probable d'avoir à exercer tôt ou tard des servitudes concurremment avec le fermier, sont autant d'inconvénients qu'on doit s'efforcer de fuir.
Contrairement à ceux d'un château, les bâtiments d'une ferme peuvent être vastes sans amoindrir le revenu, car les produits du sol sont appelés à augmenter, c'est du moins la perspective du placement sur une grande propriété. Des constructions toutes faites et peu couteuses d'entretien sont donc une économie en vue de l'avenir.
Source : Gallica

Demeufve La propriété rurale, ses avantages & ses inconvénients… (1871)

En effet, ne sait-on pas que le motif de la mise en vente d'une terre est, le plus souvent, synonyme de besoins, l'antipode d'aisance ? C'est donc une erreur de compter trouver une affaire dans les bois faisant partie d'une grande propriété où existe un château. On connaît l'instrument, dont le nom est adopté pour faire connaître et toucher du doigt, en quelque sorte, la gène pécuniaire d'un propriétaire forestier ; cet instrument tout pastoral est le haut-bois. Jouer du haut-bois est un art d'agrément,
que les propriétaires dans le besoin ne se privent pas de cultiver.
Source : Gallica

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