Nicolas-Louis-Marie Magon La Gervaisais

Résumé

Nicolas-Louis-Marie Magon La Gervaisais Le Peuple et le non-peuple. Assiette de l'impôt… (1832)

Or, la nutrition, la vie a aussi son prix coûtant, son prix de revient, pour parler l'argot du jour.
A la vérité, ce prix de revient n'a point à attendre sur le marché son remboursement; seulement il a à s'attendre que le fisc n'aille point opérer sur son montant, aucun prélèvement qui le réduirait au point de faillir à l'oeuvre naturelle.
Il y a plus : l'emploi du nécessaire est de nourrir la vie; et la tâche de la vie est d'enfanter le travail ; et la fin du travail est de créer la valeur.
Source : Gallica

Nicolas-Louis-Marie Magon La Gervaisais Le Peuple et le non-peuple. Assiette de l'impôt… (1832)

Et voilà par quel motif secret, par quel mobile occulte, la tribune intéressée, et la plume leurrée ou gagnée, ne se lassent jamais de tonner contre l'impôt sur le capital, et se laissent aller à proroger sous quelque mode plus ou moins artificieux, l'impôt sur les profits ou les salaires à peine suffisans à la vie, l'impôt sur le nécessaire.
Car en beaucoup de circonstances, il n'y a pas moyen de libérer efficacement et les uns et les autres, sans exposer le capital à subir une portion de l'impôt.
Source : Gallica

Nicolas-Louis-Marie Magon La Gervaisais Le Peuple et le non-peuple. Assiette de l'impôt… (1832)

Mais la fabrique, le commerce, réunis en coalition, soit à part, soit ensemble, seuls savent parler, seuls se font entendre.
L'industrie tient à son ordre, à sa merci, et la loi et le pouvoir : usant et abusant d'eux, comme d'outils ou d'engins appropriés à rehausser ses profits, au détriment de la culture.
Malencontreuse industrie, que le démon de cupidité trompe et leurre sur le point le plus capital : car d'autant les charges s'accumulent sur la branche vitale de la production, d'autant les commandes se raréfient au sein du marché
Source : Gallica

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