Nicolas-Louis-Marie Magon La Gervaisais

Résumé

Nicolas-Louis-Marie Magon La Gervaisais La Vérité économique : de l'impôt… (1831)

Et l'impôt est spoliatif, en prenant en dehors de l'excédant ou de la matière imposable.
Il est rétrogressif, en prenant d'autant plus sur le fond des nécessités, à mesure du degré d'insuffisance.
Il convient de faire une observation, qui ne viendrait jamais en tête, aux gens des villes et surtout des bureaux; dont l'idée est confinée comme entré quatre murailles.
Plus que tout autre pays, la France est divisée en zones tranchées, quant aux moyens de fortune.
L'industrie ne fait de l'Angleterre qu'une ville : l'agriculture laisse toute l'Allemagne, une campagne.
Source : Gallica

Nicolas-Louis-Marie Magon La Gervaisais La Vérité économique : de l'impôt… (1831)

La bourse provenant du revenu , du profit ou du salaire, varie d'un à mille, et plus.
Or, le coût de la vie, le nécessaire physique et égal, demeure toujours à un.
Là, où la bourse en brut ne dépasse pas un, au net elle est donc réduite à zéro.
Alors, arrive l'impôt du sel par exemple, avec son tarif fixe de 15 fr. par famille.
C'est 15 fr. à percevoir sur mille moins un, sur cent moins un, sur dix moins un, sur zéro enfin.
L'impôt est progressif, non pas dans le sens direct , mais dans le sens inverse des moyens.
Il est progressif à rebours ; il est rétrogressif.
Source : Gallica

Nicolas-Louis-Marie Magon La Gervaisais La Vérité économique : de l'impôt… (1831)

Aisance générale et moeurs pures, liberté et égalité civiles, protection au dehors et sûreté dans l'intérieur : tels sont mes voeux. Si la liberté politique manque à les accomplir, ce n'est plus qu'une chimère, que le hochet de la vanité.
Ainsi sent la masse du peuple : la liberté politique lui pèsera bientôt, si elle resserre son aisance ou contrarie ses habitudes : elle lui sera indifférente, si les effets réels n'en découlent pas sur lui.
Source : Gallica

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