Résumé

Victor Bonnet Les Impôts après la guerre

Il est comme une assignation générale sur l’ensemble de la production ; si celle-ci est de 20 milliards, et si l’impôt s’élève à 500 millions, l’assignation est de 1 quarantième. Tous les revenus, de quelque nature qu’ils soient, seront diminués d’autant, aussi bien les salaires que les profits industriels, que les rentes, car tous dérivent de la même source, qui est cette production, et sont formés par elle. L’impôt de consommation est donc le plus égal de tous les impôts, et cette égalité provient, non pas de la volonté du législateur, mais, ce qui vaut mieux, de la force des choses.
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Victor Bonnet Les Impôts après la guerre

L’expérience fut décisive, et aile fut reconnue si désastreuse par tout le monde, que l’impôt sur le revenu, abandonné en 1806, ne put jamais être rétabli. C’est à peine si aujourd’hui il y a dans ce pays une taxe quelconque sur la richesse mobilière, qui pourtant est encore très grande. Ces exemples suffisent pour montrer ce qu’est l’impôt du revenu dans les pays dirigés par l’esprit démocratique.
Il est vrai que l’impôt progressif, auquel il aboutit, ne déplaît pas à tout le monde ; il a même des partisans jusqu’au sein de l’économie politique et parmi les hommes les plus éminens.
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Victor Bonnet Les Impôts après la guerre

Y a-t-il rien de plus arbitraire que la répartition de cette taxe. Elle est censément établie sur le revenu, et on prend pour l’évaluer le loyer d’habitation ; c’est un indice des plus trompeurs. Il y a des gens fort riches qui n’ont qu’une habitation de peu d’importance ; d’autres qui le sont moins, étant obligés à plus de représentation, ont des loyers plus chers. Nous vivons au milieu de ces inégalités, et nous les supportons, parce que l’égalité absolue et la proportionnalité exacte sont difficiles en fait d’impôts ; nous n’y arrivons qu’avec l’impôt indirect.
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