Résumé

Victor Bonnet Les Budgets futurs de la France et les impôts nouveaux… (1871)

En définitive, tous ceux qui prêtent à l'État envisagent d'abord le plus ou moins d'assurance qu'ils ont d'être payés de leurs arrérages. C'est cette considération qui les guide pour le taux auquel ils prêtent, et s'ils voient que par suite d'une mauvaise direction financière, la fortune publique qui leur sert de gage est compromise ou qu'elle ne se développe plus autant que par le passé, ils seront plus exigeants dans leurs conditions que si la rente elle-même, étant soumise à l'impôt, il ne peut y avoir de doute sur la solvabilité de l'État.
Source : Gallica

Victor Bonnet Les Budgets futurs de la France et les impôts nouveaux… (1871)

Il est difficile à une personne qui a une certaine position de fortune et qui vit sous les yeux de ses voisins, d'en dissimuler une trop forte partie; le respect de l'opinion l'en empêche. En Angleterre, on ne conteste les déclarations que lorsqu'elles sont contraires à cette notoriété. Ce qu'on redoute dans l'impôt du revenu, c'est moins ce qu'on devra payer, que l'inquisition à laquelle on craint d'être soumis de la part des agents du fisc. Faites disparaître cette crainte, beaucoup de répugnances cesseront, et l'income-tax pourra être établi en France comme ailleurs.
Source : Gallica

Victor Bonnet Les Budgets futurs de la France et les impôts nouveaux… (1871)

Si l'État impose trop la terre il a tort assurément, et il nuit à l'agriculture; mais la terre reste, elle subit quand même la rançon qu'on lui demande, et le trésor n'est pas trompé dans ses espérances. Il en est autrement avec le capital mobilier ; celui-ci est de sa nature un peu cosmopolite, s'il trouve qu'on le charge trop, il s'en va; le fisc perd alors non-seulement le revenu qu'il en attendait directement, mais la plus-value que la présence du capital et son emploi dans les affaires donnaient à toutes choses et particulièrement aux revenus indirects.
Source : Gallica

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