Résumé

Alfred de La Bastie Les cinq milliards de la Prusse et le budget de la France (1871)

CINQ MILLIARDS DE LA PRUSSE
ET LE BUDGET DE LA FRANCE
I
La paix qui vient d'être signée place la France dans une condition d'infériorité réelle ; elle détruit son prestige , ruine ses finances et la met dans l'impossibilité de pouvoir faire entendre sa voix dans le concert européen.
En face d'une situation si triste et si pénible, toute récrimination devient superflue ; nous subissons la loi du plus fort, mais nous ne devons pas nous abandonner à un désespoir qui est toujours une lâcheté, et qui, en nous ôtant toute énergie, rendrait impossible notre résurrection.
Source : Gallica

Alfred de La Bastie Les cinq milliards de la Prusse et le budget de la France (1871)

La France est lasse des révolutions; elle n'en veut plus, et elle prendra les mesures qu'il faudra pour en prévenir le retour.
Après la réforme de l'armée, vient celle des places salariées. Le fonctionnarisme est une des plaies de notre pays; la moitié de notre jeunesse n'a d'autre aspiration que d'obtenir un emploi de l'Etat, et, pour satisfaire à des demandes toujours croissantes, combien n'a-t-on pas créé de places inutiles que l'on pourrait supprimer facilement!
Source : Gallica

Alfred de La Bastie Les cinq milliards de la Prusse et le budget de la France (1871)

Quelle main assez habile ramènera l'équilibre ? Les dix milliards qu'il nous faut pour liquider les comptes de cette malheureuse guerre représentent une charge nouvelle d'au moins cinq cents millions pour l'intérêt, et de cent millions pour l'amortissement ; si on veut emprunter cette, somme énorme, on ne la trouvera qu'à des conditions très-onéreuses, six ou sept pour cent, et alors au lieu de six cents millions, c'est sept ou huit cents millions que nous aurons à trouver chaque année sur les économies de notre budget ou au moyen d'expédients nouveaux.
Source : Gallica

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