Résumé

Bailleux de Marisy Mœurs financières de la France…

Rien ne doit coûter pour s’en défendre, ni l’impôt, ni l’emprunt. Ils donnent l’un et l’autre la matière du travail, dont le billet de banque est l’outil principal. Avant tout, l’état doit donc garantir la solidité des billets, et pour cela se libérer le plus tôt possible vis-à-vis de la Banque. Il doit de même, puisque l’impôt seul ne peut suffire à rétablir l’équilibre du budget et en même temps à subventionner les grandes entreprises d’utilité générale dont l’urgence ne saurait être discutée, recourir de nouveau à l’emprunt.
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Bailleux de Marisy Mœurs financières de la France…

L’essentiel est de se conformer, pour les obtenir, aux habitudes, aux tendances de l’esprit public. Les mœurs financières de la France se sont singulièrement modifiées et améliorées sous les dures leçons de l’expérience ; les notions de crédit, d’échange, de liberté commerciale, ont pénétré partout et justifié théoriquement le succès des faits accomplis. C’est surtout par l’usage du papier-monnaie et dans le recouvrement des nouveaux impôts que se révèlent ces habitudes dont il faut tenir compte pour trouver le moyen non-seulement de liquider les dépenses du passé, mais de préparer l’avenir.
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Bailleux de Marisy Mœurs financières de la France…

La nature des choses et le bon sens ont voulu que le déficit du budget fût comblé par l’impôt ; le pays, sous ce rapport, n’a pas marchandé les sacrifices. Pour des dépenses qui intéresseraient surtout l’avenir, en dehors d’économies impossibles, avec des impôts surchargés, avec un amortissement, ou, ce qui est plus vrai de dire, un remboursement qu’on ne dû pas ajourner, il n’y a plus qu’une ressource, l’emprunt.
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