Résumé

Victor Bonnet Les Derniers Budgets et l’accroissement des dépenses

On répond, il est vrai, à ceux qui se récrient contre l’énormité de nos budgets que cette augmentation incessante est une conséquence forcée du progrès de la richesse publique. Qu’importe, dit-on, que le budget soit aujourd’hui de 2 milliards, si le fonds de la richesse sociale s’est accru en proportion, si la France paie aujourd’hui ce budget de 2 milliards plus facilement qu’elle ne payait 1 milliard il y a trente ans et 1 milliard 500 millions il y a dix ans ? Rien n’est absolu dans le chiffre d’un budget, tout y est relatif aux facultés des contribuables.
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Victor Bonnet Les Derniers Budgets et l’accroissement des dépenses

On semble trouver tout simple que la France paie davantage lorsqu’elle est plus riche, et personne ne réfléchit à ce qu’est l’impôt pour celui qui le reçoit comme pour celui qui le paie.
Pour celui qui le reçoit, c’est-à-dire, pour l’état, l’impôt est uniquement le prix des services qu’il rend à la société. L’état n’est point un être abstrait qui ait des droits en dehors de ceux qu’il tient de la société.
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Victor Bonnet Les Derniers Budgets et l’accroissement des dépenses

« Il n’y a rien que la sagesse et la prudence doivent plus régler que cette partie (en parlant de la richesse) qu’on ôte aux sujets. Ce n’est pas à ce que le peuple peut donner qu’il faut mesurer les impôts, mais à ce qu’il doit donner. Il ne faut point prendre au peuple sur ses besoins réels pour des besoins de l’état imaginaires. » Cette pensée est une de celles qu’on devrait mettre le plus souvent sous les yeux de l’administration, toujours disposée à considérer la richesse publique comme la sienne.
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